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L'enfant du pays
Article : Ouagadougou : ville de la « moto stop »
Société
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23 avril 2014

Ouagadougou : ville de la « moto stop »

Dans la capitale des engins à deux roues, la « moto stop » prime sur l’auto stop. Alors qu’ailleurs on préfère le second terme, à Ouagadougou le premier, peut-être moins académique, est plus pratiqué, avec des risques tout de même.

18 h 30, je reviens déjà de la radio.  Sur le Boulevard de l’Indépendance, non loin de l’Assemblée nationale,  un jeune homme m’interpelle : « S’il vous plaît, est-ce vous pouvez me déposer vers la pédiatrie Charles De Gaule ou m’avancer un peu ? ». Vous appellerez cela de l’auto stop ? Sauf que j’étais sur une motocyclette. Moi, je crois que c’est tout simplement de la « moto stop ». A Ouagadougou, où la place des engins à deux roues n’est plus à démontrée, c’est une pratique très répandue. Ils sont étudiants, élèves ou même travailleurs. Ils ont raté le bus ou sont en cours de sous pour prendre un taxi. Alors ils font appel à la générosité des autres usagers de la route, surtout ceux qui sont sur les motos (ils font appel rarement aux cyclistes, ce serait un peu compliqué avec les vélos). Ils vous interpellent, vous vous arrêtez et si vous partez dans la même direction, vous les amenez. Si vous n’arrivez à exactement à l’endroit souhaité, vous « l’avancez un peu» quand même. Et quelqu’un d’autre pourra le remorquer encore jusqu’à ce qu’il arrive à sa destination. Dans une capitale où la moto est le moyen de locomotion le plus utilisé, c’est comme cela que se traduit la solidarité entre citoyens.

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Photo: Yemp Ouoba
C’est dans de telles situations que certains Ouagalais font appel à la générosité des res autusagers de la route pour arriver à leur destination

Il ne faut pas confondre cette pratique avec les taxi-moto qui ont fait aussi leur apparition dans le pays depuis quelques années seulement, surtout dans les provinces où les taxis « auto » se font rares. Ici le propriétaire de la moto fait preuve de générosité pour réduire gratuitement la distance d’un compatriote. Un de mes amis disait que dans cette affaire, les filles sont souvent les plus chanceuses. Autrement dit, il est plus facile pour une fille de se faire déposer qu’un garçon. Mais là n’est pas le problème. Cette pratique à l’avantage d’aider des gens qui sont dans le besoin, mais elle présente aussi de gros risques pour les motocyclistes. En voulant rendre service, des honnêtes citoyens ont vu leurs engins retirés. Certains de ceux qui vous demandent : « pouvez-vous me déposer ? » sont  des « loups déguisés en agneaux ». Lorsque vous les prenez, ils vous conduisent dans un endroit isolé avant de vous dépouiller de votre argent et bien sûr de votre motocyclette. Ces acte de mauvaise foi font que les Ouagalais se méfient maintenant de rendre service aux partisans de la « moto stop ». Pour revenir à celui qui m’interpellait, je n’allais pas vers la pédiatrie Charles De Gaule, mais j’ai réduit un peu sa distance en le déposant à l’Université de Ouagadougou. Une autre personne a dû le déposer à l’endroit souhaité.

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Article : Sécurité à Ouagadougou : pour qui sont ces caméras de surveillance ?
Société
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19 mars 2014

Sécurité à Ouagadougou : pour qui sont ces caméras de surveillance ?

Des caméras de surveillance dans les rues de Ouagadougou. Le fait est nouveau, pas inquiétant, mais intrigant. Qui ou quoi doivent surveiller ces caméras ? C’est la question que plusieurs Ouagalais se posent.

« Des satellites option : surveiller. Il parait que c’est nous ils veulent surveiller », chantait un jeune rappeur burkinabè dans les années 2000. Et bien à Ouaga, ce ne sont pas encore des satellites. La ville de Ouagadougou est parsemée de caméras de surveillance depuis un certain temps. Sur des poteaux de lampadaires, des antennes de radio ou sur des édifices situés à des points stratégiques de la ville, les caméras sont présentes partout dans la capitale burkinabè. Sans gêner les Ouagalais, ces outils de surveillance intriguent souvent. Depuis le début de la guerre au Mali voisin, les Burkinabè se sont inquiétés de l’intrusion d’ « éléments indésirables » dans la capitale. Dès lors, on a observé un renforcement de la sécurité à certains endroits de la ville de Ouagadougou où on a commencé à voir des agents de sécurité, en l’occurrence des gendarmes parés de gilets pare-balles devant des ministères comme celui des Affaires étrangères. La preuve palpable de cette volonté de sécuriser davantage vient sans doute de l’ambassade de France. Elle a bâti un autre mur en béton armé, à vue d’œil, plus haut et manifestement plus résistant que la première clôture. Cela suffit-il à affirmer que la présence des caméras de surveillance est inhérente à la situation sécuritaire dans la sous-région ?

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Comme celle-ci, elles sont nombreuses les caméras de surveillance à Ouagadougou

Rien n’est moins sûr. Ce qui est évident, c’est que ces caméras apparaissent aussi lors des grandes manifestations notamment les différentes marches contre l’installation du « fameux Sénat du Blaiso » et la modification de l’article 37 de la Constitution. Que recherchent-ils en installant ces engins de surveillance ? Avorter toute tentative de déstabilisation du régime en place ou assurer la sécurité des Ouagalais ?

Quel que soit la ou les raisons, il faut éviter que ces outils ne soient utilisés pour des intérêts égoïstes et pour servir de chasse aux sorcières du genre : identifier les meneurs des manifestations contre le régime et procéder à des représailles. Le pays n’en a pas besoin. A l’heure où nous sommes, nous avons besoin de l’action de toutes les parties pour construire un Burkina Faso paisible et qui soit sur la voie d’un véritable développement. Pas celui qui se limite à construire des quartiers pour bourgeois.

Ces caméras ne doivent être utilisées que pour la cause nationale, pour la sécurité du pays et pas autre chose !

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Article : Médiation au Burkina:  le miracle n’a pas eu lieu
Politique
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11 mars 2014

Médiation au Burkina: le miracle n’a pas eu lieu

Le groupe de médiation autosaisi jette l’éponge. N’ayant pas réussi à convaincre opposition et majorité à poursuivre le dialogue pour une sortie de crise politique au Burkina Faso, les médiateurs se sont contentés de proposer des plans de sorties de crises.

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photo lefaso.net
Les médiateurs n’ont pas atteint leur objectif

Le groupe de médiation composé de l’ancien président, Jean-Baptiste, de Mgr Paul Ouédraogo et d’El adj Mama Sanou, a échoué comme il fallait s’y attendre. Les deux camps, opposition et majorité, avaient des positions tellement distantes que nul ne s’étonne de l’échec de cette médiation. Alors que l’opposition exigeait un mandat du président du Faso avant toute poursuite des négociations, la majorité affirmait que cela n’était pas envisageable puisque le président est au « dessus des partis politiques ». Une réussite de JBO et compagnie, relèverait d’un miracle. Malheureusement, le miracle n’a pas encore eu lieu. En l’absence de ce fameux mandat autorisant la majorité a parlé au nom du président du Faso et le contraindre à accepter les conclusions de cette médiation, les deux parties se sont quittées et la médiation s’est résolu à présenter seulement des plans de sorties ci-dessus:

. LE SCENARIO D’HONNEUR.

Le Président du Faso prend sur lui la responsabilité de son départ en 2015, à la fin constitutionnelle de son mandat. • Il respecte la constitution en son article 37.
• Il fait économie du Referendum.
• Il sort par la grande porte et suscite l’admiration de tous au plan national et international. Il peut faire exemple en la matière.
• Il se fait un capital de respect, de considération et de confiance qui lui ouvre les portes pour un service plus large (Union Africaine, Francophonie ou ONU) surtout en matière de médiation.
• La tension sociale baisse énormément au Burkina. Chaque camp se prépare pour les échéances électorales de 2015.
• La Majorité joue la carte de la responsabilité et positionne son candidat le plus à même de lui assurer la victoire.
• Cette décision magnanime facilite le travail de l’Assemblée Nationale qui devra finaliser la question de l’immunité à accorder au Président.

2. LES SCENARII DE DEFAITE.

a) Défaite au Référendum

En cas d’échec de la modification de l’Article 37 de la Constitution :
• Le Président sort en 2015 par la petite porte, humilié ; il perd plus que des élections (crédit et considération tant à l’interne qu’au niveau international)
• L’agitation sociale autour de la victoire de l’Opposition peut connaître des dérapages aux conséquences incalculables.
• Cette défaite est nécessairement un gros plomb dans l’aile de la Majorité qui s’expose à des humiliations difficiles.

• Cette victoire au compte de l’Opposition peut être source de troubles graves avec des allusions du genre « puisque vous avez perdu, dégagez tout de suite » ; revendication inconstitutionnelle, mais légitime qui peut causer des dommages graves aux personnes et au pays.

b) Défaite aux élections Présidentielles de 2015.

• Victime d’une coalition, le Président sort par la petite porte comme le Président WADE.
• La liesse de la victoire peut conduire à des débordements.
• Là également, le Président perd plus que des élections.

3. LES SCENARII A RISQUES

a) Victoire de la Majorité au Référendum et aux élections Présidentielles.

• Le Président doit gouverner en faisant face à une fronde sociale importante car la victoire ne sera pas un raz de marée.
• Le pays peut devenir « ingouvernable », exposant l’Exécutif à des répressions plus ou moins disproportionnées, dans un pays où toute mort d’homme va devenir la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

b) Transition apaisée négociée.

• Le Président renonce à être candidat aux prochaines élections présidentielles et l’annonce officiellement.
• Le Code Electoral est modifié et repousse les élections en 2017, les faisant coïncider avec les législatives.
• L’Assemblée Nationale prépare la mise en œuvre de cette solution pour légitimer la transition en dehors des délais constitutionnels actuels.
• Il est souhaitable de mieux rédiger la close limitant les mandats en précisant que « nul ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs » et sans doute, faire passer cette close au titre des articles non modifiables (Art 165).

• La négociation de cette transition peut être difficile et provoquer une fronde sociale à cause de son caractère de « bonus » après deux septennats et deux quinquennats. Seul un renoncement formel et officiel du Président à être candidat peut ouvrir quelque chance à cette solution.

• La solution a l’avantage de donner un peu plus de temps à tout le monde :

- Le Président pour se retirer

- La Majorité pour se préparer

- L’Opposition pour s’organiser.

• L’exécutif dans ce cas de figure, est nécessairement un Gouvernement d’Union Nationale dont la mission majeure est de préparer les élections.

• Ce Gouvernement d’Union Nationale sera présidé par un Premier Ministre neutre (Société Civile )

• Un consensus au niveau des Partis politiques pour cette solution peut faciliter la gestion de la fronde sociale qui sera quand-même là.

• L’immunité reste toujours acquise, alors que les scenarii de défaites peuvent la remettre en cause.

• C’est une porte de sortie honorable, mais moins grande que dans le scénario d’honneur.

• Ce retard dans la disponibilité peut handicaper le Président pour les postes internationaux. De plus, ce scénario le rend moins attrayant pour tous ceux qui l’attendaient du côté de la grande porte.

4. LE SCENARIO CATASTROPHIQUE : L’ARBITRAGE DE L’ARMEE

En cas de grave désordre un coup d’Etat et l’avènement d’un régime d’exception peut toujours se présenter

-  Soit avant 2015

-  Soit après 2015 (sortie à la TANDJA).

Dans cette remise en cause du Régime Constitutionnel, il n’y a aucune garantie et pour personne :

- Le Président

- La Majorité

- L’Opposition

- Le Pays.

- La sous Région

Le peuple burkinabè, en tous cas, croit que ses dirigeants politiques sauront faire preuve d’un sursaut de patriotisme au détriment des intérêts égoïstes et partisans au profit de la nation.

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Article : Burkina Faso : Blaise va-t-il prendre la main tendue de Diouf ?
Politique
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3 mars 2014

Burkina Faso : Blaise va-t-il prendre la main tendue de Diouf ?

Il est clair que depuis quelques mois le président du Faso se trouve dans une impasse. La mise en place de « son » Sénat est au point mort. La modification de l’article 37 de la Constitution n’est pas envisageable, à l’état actuel, à l’assemblée nationale, les mobilisations et les défections se multiplient contre son maintien au pouvoir.

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Photo news.ouaga.com
Abdou Diouf a demadé convaincre Blaise Compaoré de lui trouver un successeur

On le sait. Le président du Faso (PF) a le dos au mur. La modification de l’article 37 pour sa réélection ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique burkinabè, ni au sein du peuple burkinabè dans son ensemble. La négociation entreprise par les médiateurs qui devrait aboutir à une « alternance apaisée », est aussi sans issue. Le PF semble surpris par l’échéance de son départ du palais de Kossyam, le palais présidentiel. L’imposition de son petit frère comme probable successeur ne garantit pas une victoire à l’issue d’une élection libre et transparente. Ceux (Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo, Simon Compaoré) qui l’ont soutenu depuis des décennies l’abandonnent. Pire, ils créent un parti et se définissent comme opposants sérieux pour la présidentielle de 2015.  Si le Blaise s’entête à rester au pouvoir, la situation pourrait se dégradée. Il faut donc trouver une sortie honorable pour le président du Faso.

En lisant entre les lignes, je m’aperçois que la visite du Secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, entre dans ce cadre. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés à Paris. Au Faso, celui qui termine son mandat dans neuf mois, affirme « qu’il faut mettre la francophonie dans de bonnes mains ». En d’autres termes, il est venu demander au président du Faso pour lui demander de trouver en liaison avec ses pairs, un successeur. Le président du Faso pourrait donc être ces « bonnes mains ». L’accession à ce poste international pourrait dissuader le président du Faso à rester au pouvoir avec tous les risques d’instabilité que cela comporte pour le pays. Du moins, c’est ce que certaines personnes pensent en proposant au président du Faso ce poste. Reste à savoir si ce poste est assez séduisant ou sécurisant pour le président du Faso pour qui un parapluie diplomatique ne serait pas de trop.

Dans tous les cas, celui qui disait que Tandja allait droit dans le mur est aujourd’hui dans la même situation. « Je ne m’immiscerai jamais dans les affaires intérieures du Burkina Faso. Cela dit, je fais confiance à la sagesse légendaire du président Compaoré pour trouver une solution », a affirmé Abdou Diouf. Le médiateur est attendu au tournant. Celui qui a œuvré pour que des pays retrouvent la paix doit maintenant prouver qu’il est effectivement un homme de paix en laissant son pays dans la paix. Après 28 ans de pouvoir le Blaiso devrait pas avoir du mal un successeur en moins de deux ans de « lenga » (supplémentaires) pour terminer ses projets pour le pays. L’administration étant une continuité, son successeur va terminer. C’est l’occasion de prouver que sa sagesse est légendaire.

 

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Article : Burkina Faso : quand les avocats lavent leurs robes devant les médias
Société
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27 février 2014

Burkina Faso : quand les avocats lavent leurs robes devant les médias

Le milieu des avocats aussi va mal au Burkina Faso. Je n’ai ni la prétention, ni l’intention d’affirmer que ces gens-là sont mauvais. Non, mais il ne se trouve que certains d’entre eux sont decries par leurs pairs.

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Photo Burkina24
Le bâtonnier de l’ordre des avocats a du pain sur la planche

Au Burkina Faso, il y a de brillants avocats qui font honnêtement leur travail, mais il y a aussi des brebis galeuses. Juste pour paraphraser le bâtonnier de l’ordre des avocats du Burkina qui trouve que certains de ses collègues ne méritent pas d’appartenir à ce corps si noble. Ces derniers font honte à la profession. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les membres du Conseil de l’ordre des avocats ont infligé des sanctions disciplinaires à trois avocats à savoir, radiation pour l’un d’entre eux et suspension de 6 à 12 mois. « Manquement au serment, manquement aux lois régissant la fonction d’avocat, notamment le respect des règles de l’ordre et un manquement aux règles de maniement de fonds, la non-représentation des fonds, la dilapidation de fonds », ce sont entre autres les raisons invoquées pour cette décision. Le bâtonnier et le conseil ont dû faire une conférence de presse afin de s’en s’expliquer.

Au centre de cette affaire, il y a de l’argent. Evidemment, ce ne pouvait être autrement pour ces commerçants de temps nouveaux, ces défenseurs de la veuve et de l’orphelin. De l’argent non débloqué, de l’argent qu’un avocat n’aurait pas remis à sa clientèle, règlement de compte après l’élection du nouveau bâtonnier, etc. Le bâtonnier aurait refusé de débloquer l’argent qu’un avocat devrait recevoir, mais qui faisait l’objet d’une décision d’être gardé en attendant d’élucider l’affaire. L’affaire n’ayant pas été réglée à l’amiable, le bâtonnier lui-même a été convoqué devant les juridictions. Les sanctions du barreau ont été publiés dans la presse, ce qui n’a pas été du gout des sanctionnés qui attaqué la publication alors que certains médias l’avaient déjà fait. Ce qui en temps normale devrait se résoudre dans une sale ne l’a pas été,  même si je crois que les citoyens ont le droit de savoir que tel ou tel avocat est suspendu ou qu’il ne l’est même plus.

Selon le bâtonnier beaucoup d’avocats font des choses qui ne « glorifient  »  pas  la profession et donnent une mauvaise image des avocats auprès des citoyens. Il est certain qu’il y a urgence à mettre de l’ordre au sein de ces hommes en noir. Mais qui le fera ? L’habitude est une seconde nature et ils s’y plaisent certainement. Le bâtonnier étant lui-même élu par ses pairs après une campagne, il me parait claire qui tentera d’éloigner les avocats de leurs mauvaises pratiques mais fructueuses ne sera pas réélu à son poste. Les avocats sanctionnés n’ont pas encore fait de déclaration officielle, ils se sont contentés seulement d’attaquer la publication de leurs sanctions dans les médias. Certainement ils vont sortir de leurs gonds dans les jours à venir.

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Article : Burkina Faso : un faux conseiller de Hollande chez Blaise
Politique
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13 février 2014

Burkina Faso : un faux conseiller de Hollande chez Blaise

La présidence du Faso annonçait que le président recevait en audience un sénateur français, de surcroît un conseiller spécial du président français Hollande. 

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Photo Présidence par DR
Le président du Faso a reçu en audience le fameux conseiller le 03 février 2014

« Le président du Faso, Blaise Compaoré, a reçu le lundi 3 février 2014 en audience à Kosyam, le Sénateur, maire de Monmorentin en France et conseiller spécial du président François Hollande, Jeanny Lorgeoux. A sa sortie d’audience, l’hôte a confié qu’il est venu traduire les bonnes relations qui existent entre les deux pays », c’est ainsi que le quotidien d’Etat Sidwaya a relayé la visite du français. Le hic c’est qu’on a appris quelques jours plus tard, notamment sur le site https://www.jeuneafrique.com que ce dernier est un imposteur. En fait, en apprenant cette visite, je me suis dit voilà encore un français qui vient nous montrer l’importance du sénat dans un pays démocratique comme le notre. Et là, il ne m’a pas étonné puisqu’à sa sortie d’audience il fit cette déclaration : « Naturellement je suis pour le Sénat. Dans notre pays, le Senat qui représente les territoires, les traditions, les forces vives, les forces consulaires, les forces économiques, la jeunesse, doit être un élément de contre-poids dans la structure bicamérale du pouvoir. Il est bon en parlant de l’expérience française, qu’il y ait une autre chambre qui dise à l’Assemblée nationale qu’il faudra tenir compte de ceci ou de cela. Au fond, il s’agit d’injecter de l’équilibre dans le cadre du rassemblement de la nation ». Les mêmes arguments avec lesquels le parti au pouvoir s’est cassé le nez.

Mais ce à quoi je m’attendais pas, c’est qu’un homme de son âge, puisqu’il est né le 2 janvier 1950, et de sa classe politique puisse user de faux et tomber si bas, son pays avec. Malgré son inspiration à défendre le sénat et sa lecture des relations entre la France et le Burkina Faso, ce Lorgeoux n’est pas un conseiller spécial de François Hollande. C’est vrai qu’il est sénateur, élu depuis le 25 septembre 2011, de la Loire- et –Cher, appartenant à des groupes comme la délégation sénatoriale à l’outre-mer ou encore du groupe social et apparenté. Mais le Sénat français dit ne pas être  au courant de sa visite au Burkina Faso encore mois l’Elysée. Je comprends alors que c’est un larron qui veut profiter du désarroi du président du Faso. Alors que Blaise Compaoré a des problèmes à mettre en place « son sénat », jugé inutile et budgétivore par beaucoup de Burkinabè, il accepte l’aide du premier venu. Sachant cela, ce faux conseiller de Hollande est venu proposer ses services et prendre ce qu’il doit prendre. Mais ce qui est grave, c’est comment une présidence peut se laisser berner par un sénateur français qui se prend pour conseiller du président français ? Et l’ambassade française au Burkina n’était-elle pas au courant de cette visite ?

Si l’Elysée veut démontrer qu’elle n’est pas de mèche avec le hâbleur, elle doit prendre des sanctions pour éviter que des gens mal intentionnés ne pillent les ressources des pays d’Afrique au nom de leur proximité avec la présidence française. Il est vrai que ce n’est pas la première fois que des hommes politiques français essaient de profiter de la situation d’un président africain mal au point pour se remplir les poches.

Toujours est-il que cette visite montre encore que nos dirigeants comptent surtout sur les occidents pour enracinés leur pouvoir.

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Article : Ouagadougou:  crocodiles et jardiniers chassent sur le même terrain
Société
4
5 février 2014

Ouagadougou: crocodiles et jardiniers chassent sur le même terrain

Pas de problèmes entre les crocodiles du parc urbain bangr-weogo et les jardiniers des alentours. Les premiers sortent souvent pour se réchauffer et les pépiniéristes font leur travail sans les inquiéter. Seuls quelques curieux s’arrêtent pour les observer. 

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Comme ce crocodile, ils sont au moins 300 à vivre au sein du parc urbain Bangr-wéogo de Ouagadougou

C’est la coexistence pacifique entre jardiniers et crocodiles du parc urbain Bangr-weogo. Cela peut sembler un peu surprenant, mais les uns font leurs affaires sans s’occuper des autres. Les alligators sortent le plus souvent pour se réchauffer, mais ne posent aucun problème aux jardiniers des abords du parc. Alors que je pensais loin de là, je m’entretiens avec deux jardiniers. Elie Nikiéma y depuis 10 ans. Pour lui, « les crocodiles ne posent aucun problèmes aux jardiniers. Ils sortent le plus souvent sous le pont de l’autre côté », me confie-t-il.

Arrivé sur les lieux, j’ai effectivement trouvé des passants observant deux crocodiles sous le pont. Pour le jardinier d’à côté, ces crocodiles sont inoffensifs. « Les crocodiles n’agressent personne. En tous cas ils m’ont jamais attaqué et je n’ai jamais entendu qu’ils ont agressé quelqu’un ». Il en veut pour preuve cette anecdote.

« Un jour un crocodile est venu se poser à côté de ma motopompe pour bénéficier de la chaleur qui se dégage du tuyau d’échappement. Lorsque j’ai fini d’arroser mes plants, je suis allé éteindre ma motopompe sans que le crocodile ne bouge ». Pour les jardiniers des abords du parc urbain Bangr- weogo. Le problème, c’est surtout les passants qui, en voulant admirés ces créatures, obstruent du même coup la circulation. Pour nous convaincre sur le caractère inoffensif de ces créatures, le directeur du parc urbain Bangr –wéogo, me confie que ce sont des crocodiles sacrés. La seule fois qu’ils sont quitté leur biotope, c’était lors des inondations du 1er septembre 2009.  On peut les apercevoir, mais ils restent toujours dans l’espace du parc. Ils sont au nombre de 300  et vivent dans le bois sacré depuis très longtemps. En fait, ils sont chez eux. Les jardiniers sont venus les trouver là-bas. Ils ne n’agressent personne, que personne le les dérange non plus. C’est ainsi, que « croco » et jardiniers travaillent sur le même site sans se poser d’obstacles.

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Article : 22e sommet de l’UA : Blaise Compaoré n’y sera pas
Politique
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30 janvier 2014

22e sommet de l’UA : Blaise Compaoré n’y sera pas

Alors que le sommet de l’Union africaine ouvre ses portes à Addis-Abeba, Blaise Compaoré reçoit en audience la représentante spéciale du secrétaire des Nations unies pour la réduction des catastrophes Margareta Wahlström dans son palais de Kossyam. Certainement pas parce qu’il accorde plus d’importance à la réduction des risques de catastrophes, mais peut-être pour ne pas prendre de risques dans l’état actuel.

 

Blaise Compaoré fait-il preuve d’un soudain regain d’intérêt pour son pays ou pour son maintien au pouvoir ? Habitué des grands sommets africains et médiateur dans plusieurs crises africaines, Blaise Compaoré n’ira pas cette fois-ci à Addis-Abeba à l’occasion du 22e sommet de l’Union africaine. A la radio-télévision publique du Burkina,  aucun communiqué sur le voyage présidentiel.

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photo autre presse.
Blaise est resté au palais Kossyam

Depuis plusieurs années les Burkinabè avaient l’impression que le président du Faso (PF) s’éloignait de plus en plus des réalités du pays. « Blaise Compaoré a-t-il oublié le pays ? », s’interrogeait un des mes confrères. En dépit de toutes les marches contre la vie chère et toutes les autres préoccupations des citoyens burkinabè, le « Blaiso » ne parlait jamais. Il préférait poursuivre ses médiations en Côte d’Ivoire, au Mali ou faire libérer des otages. Ce sont des actions louables, mais il ne fallait pas donner l’impression que l’international prime sur le national.

Si donc, pour l’une des rares fois, Blaise Compaoré ne se rend pas à Addis-Abeba, c’est qu’il a ses raisons. Des raisons sans doute liées à sa volonté de ne pas mettre en péril son fauteuil, mais aussi  de freiner les velléités de dissidence au sein de son parti. Un certain nombre de présidents africains ont été évincés du pouvoir, interdits d’atterrissage, au retour de sommets surtout africains. Et « Le Blaiso » le sait, surtout que lors de beaucoup d’ évènements malheureux qu’a connus le Burkina : assassinat de Norbert Zongo, inondations du 1er septembre 2009, etc. il se trouvait hors du pays.

Cette fois, l’enfant terrible de Ziniaré va rester dans son palais et essayer de colmater les brèches laissées par les démissionnaires, ses anciens proches collaborateurs : Salif Diallo, Simon Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré. Ces derniers ont déjà leur parti : le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Donc le Blaiso va contre-attaquer et essayer d’arrêter l’hémorragie qui, selon certaines indiscrétions, sévirait même au sein de son gouvernement. Il semble que la classe politique, sauf les opposants moutons, sont contre la modification de l’article 37 de la Constitution même si certains ne le disent pas haut pour le moment. A l’Assemblée nationale aussi, ils seraient une trentaine de députés partisans des démissionnaires. Dans la situation actuelle, « on ne sait pas qui est qui » ni qui est avec qui. C’est une confusion totale qui règne au sein du parti de la majorité. Alors « le Blaiso » prend ses précautions, comme à son habitude.

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Article : Division au sein des Ivoiriens au Burkina Faso : l’ambassadeur mis en accusation
Société
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23 janvier 2014

Division au sein des Ivoiriens au Burkina Faso : l’ambassadeur mis en accusation

Le torchon brûle entre les ressortissants ivoiriens au Burkina Faso. Une affaire d’argent serait à l’origine de cette discorde des enfants de la lagune ébrié  installés au Pays des hommes intègres.

François Touré
photo faso.net
Français Touré accuse l’ambassadeur ivoirien au Burkina Faso d’être à l’origine des divisions au sein de l’Union

« Pour eux ne dort pas dehors », comme on le dit chez le voisin. Les membres de l’Union des ressortissants de la république de Côte d’Ivoire au Burkina Faso (U RE CI B). Les membres déclarent avoir subis des attaques depuis que le président Alassane Ouattara leur avait remis une somme de 10 millions de F CFA. Une partie des membres, sous prétexte d’une mauvaise gestion de cette somme, a voulu entrer en dissidence et prendre la gestion de l’union. A l’issue des tractations judiciaires, le camp de François Touré est maintenu à la tête de l’association au détriment de Mamadou Koné. Le président de l’Union des ressortissants de la république de Côte d’Ivoire au Burkina Faso, met en accusation l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso qui, selon lui, serait à l’origine de toutes les divisions au sein de la communauté ivoirienne au Burkina Faso. Il l’accuse, je cite :

 « Il est à la base de poursuites judiciaires contre nous parce qu’il paye des honoraires d’avocats. Il fait du népotisme  au niveau de sa gestion à l’ambassade. Son fils y travaille, le petit frère de sa femme, le grand frère de sa femme. Il a renvoyé six personnes pour prendre 13 personnes qui sont ses proches ».

Et comme on peut le constaté, sa « bouche ne porte caleçon » dira-t- on à Abidjan. Des accusations graves des ivoiriens contre leur ambassade en terre burkinabè. Ces ivoiriens vont plus loin en demandant la démission de l’ambassadeur ivoirien au Burkina Faso. Ils réclament également un audit sur la gestion financière et du personnel de l’ambassade de Côte d’Ivoire au Burkina Faso.

Alors que leur pays est sur le chemin de la réconciliation, que toutes les parties font des efforts pour la consolidation de la paix, les ivoiriens installés au Burkina Faso gagneraient mieux à s’entendre. Que des intérêts égoïstes ou des jeux d’appartenance  sème pas la désolation dans la communauté ivoirienne.

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Auteur·e

L'auteur: Judicael
Judicael Gael LOMPO, est diplômé de l'école de Communication et Journalisme de l'université de Ouagadougou. Il s'intéresse aux réseaux sociaux, médias et développement.

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