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L'enfant du pays
Article : Burkina Faso : la crise perdure entre Zida et le RSP
Sport
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11 juillet 2015

Burkina Faso : la crise perdure entre Zida et le RSP

Les négociations pour trouver une sortie de crise favorable entre le régiment de sécurité présidentiel (RSP) et le premier ministre Yacouba Isaac Zida n’ont pas encore abouti. C’est ce qui ressort du discours du président Kafando adressé à la nation.

La crise perdure entre le premier ministre Yacouba Isaac Zida et ses frères du RSP. Et la médiation entreprise par le président Michel Kafando n’a pas fait bouger les lignes. Chacun est resté campé sur ses positions. Le président a tenté de réconcilier les deux parties, mais « Hélas ! Je suis au regret de le reconnaître, tous ces contacts ne m’ont pas donné la certitude que les différents protagonistes étaient prêts à accepter ce compromis dynamique qui puisse amener à l’apaisement social », a-t-il reconnu .

Le président Kafando fait donc appel aux sages pour régler ce différend qui menace la transition au Burkina Faso. Un cadre de concertation des sages est mis en place. A l’exemple du Collège des sages,  il est composé de personnes de grande moralité dont le dénominateur commun est la sagesse, la probité, l’amour de la patrie. C’est à l’issue des travaux de ce conseil que le président prendra une décision.

Sauver le pays du chaos

Le président Michel Kafando préconise le dialogue pour une sortie de crise. Mais il estime que le consensus social sur lequel est fondée la transition doit être sauvegardé et consolidé surtout à trois mois des élections devant conduire le Burkina Faso au retour à une normalité républicaine, et de souligner : « L’intérêt général c’est sauver le Burkina du chaos ».

Mais si les protagonistes ne savent plus c’est que le patriotisme, le président, prévient que : « Les fauteurs de trouble répondront devant l’histoire et évidemment, devant les juridictions internationales ».

Le président Kafando fait appel aux Sages pour une sortie de crise entre Zida et le RSP
Le président Kafando fait appel aux sages pour une sortie de crise entre Zida et le RSP

A quoi joue le RSP ?

Jusque-là, la transition a connu des manquements, mais rien n’avait aussi obstrué sa mission que cette exigence du RSP : la démission du premier ministre et tous les autres militaires du gouvernement de transition à trois mois des élections présidentielle et législatives. Comment une fraction de l’armée peut-elle vouloir influencer la politique d’un pays au point de remettre en cause un consensus national et soutenu par des instances internationales ? On sait que ce qui les inquiétait c’est la dissolution de leur régiment.

Les hauts-gradés doivent mettre de l'ordre au sein du RSP
Les hauts gradés doivent mettre de l’ordre au sein du RSP

Mais depuis quelque temps, il semble que cette dissolution n’est plus souhaitée. Alors pourquoi le RSP agit-il contre l’intérêt général du pays ? Point besoin d’être un analyste politique pour savoir que la démission du premier ministre ou la dissolution du gouvernement va compromettre la réussite de transition. Et malgré tout il y a des gens qui brandissent des armes acquises par l’argent du contribuable pour mettre en péril le pays.

Faut-il voir la main de l’autre sur cette affaire ? Rien n’est moins sûr. Pour les OSC, il est même évident que c’est un complot orchestré par l’ancienne majorité qui veut mettre en mal la transition et se repositionner.

Mais au point où nous en sommes, il est mieux de marcher d’un même pas. Du moins pour retrouver une situation normale. Ceux qui se déchirent, qui crient pour mettre en danger le pays ne réussiront pas. Cela a été un échec hier, pour ceux qui pensaient qu’il n’y a qu’une seule personne pour diriger le Burkina Faso.

 

 

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Article : Burkina Faso : Zida en voyage encore
Politique
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6 juillet 2015

Burkina Faso : Zida en voyage encore

Le premier ministre Yacouba Isaac Zida fait encore un voyage d’amitié de deux jours en Côte d’Ivoire. Pendant que les négociations se poursuivent à Ouagadougou, Zida invite les populations à mener sereinement des activités.  

Circulez, il n’y a pas le feu dans la demeure, semble dire le premier ministre Yacouba Isaac Zida. Alors que le week-end, la rumeur sur sa probable démission a circulé à Ouagadougou comme une trainée de poudre, ce lundi matin, le « soldat Zida » s’est envolé pour Abidjan pour une visite d’amitié de deux jours. Mais avant, il a tenu rencontré les hommes de médias pour de tenir un discours « rassurant ». Les populations burkinabè peuvent continuer de vaquer à leurs occupations sereinement. A ces côtés, le ministre de la sécurité Auguste Barry. Lui aussi les bidasses du Régiment de sécurité présidentiel avaient exigé son départ. Et depuis, il avait disparu de la circulation.

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Le premier ministre Yacouba Isaac Zida et le président Miche Kafando

C’est de retour d’un long voyage en Chine Taiwan que la crise actuelle a surgit. Le premier ministre avait estimé que certains éléments de la garde présidentielle complotaient pour l’arrêter dès son arrivée. Trois d’entre eux sont alors interpellés. Ce qui n’a pas été du goût des autres qui ont fait parler les armes et réclamé le départ de Zida et de tous les militaires du gouvernement. Alors que les négociations se poursuivent encore pour calmer les éléments du RSP, le premier ministre s’envole pour la Côte d’Ivoire. Ce voyage laisse croire qu’un terrain d’entente est en train d’être trouvé entre le Zida et ses frères d’armes sous la négociation du président Kafando, de l’ancien président Jean –Baptiste et Gilbert Diendiéré. Si le premier ministre, par ailleurs ministre de la défense, a osé voyager encore, c’est qu’il est sûr qu’il reviendra sans problèmes. Sinon, il ne fera pas ce voyage. Pour qui roule le RSP ? C’est la question que je me pose. Certainement pas pour le peuple burkinabè. Aujourd’hui, l’intérêt du peuple n’est pas d’avoir une nouvelle crise. A trois mois de l’échéance électorale, le peuple a plutôt intérêt à ce que le processus de la transition s’achève par des élections libres et transparentes. Et surtout pacifiques. Le départ du premier ministre sous menaces du RSP ne fera que retarder le processus de transition et plonger le pays dans de nouvelles tensions. Faut-il alors voir des intérêts particuliers dans ce bras de fer entre Zida et  ses frères d’armes ? Au début de la formation du gouvernement personne n’avait levé le doigt, du côté du RSP, pour dire non à la participation des militaires dans ce gouvernement. Zida a-t-il fait des promesses non tenues au RSP ? Ce qui est sûr c’est fort du soutien du RSP que Zida avait « détrôné » Honoré Nabéré Traoré, chef d’Etat-major des armées, dans les premiers jours qui ont suivi l’insurrection. Si aujourd’hui le torchon brûle entre Zida et le RSP c’est qu’il y a des choses qui nous échappent encore. La thèse de la hantise des dossiers Norbert Zongo et Thomas Sankara ? Pour certains il y a des gens qui ne sont pas tranquilles avec les avancées des dossiers comme celui des assassinats de l’ancien président, le capitaine Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo. Est-ce ces gens-là qui mettent les bâtons dans les roues de Zida ou de la transition ?  En seulement quelques mois, après le départ forcé de Blaise Compaoré ces dossiers sont remis sur la table pour que toute lumière soit faite. Il est évident que tous n’en ont pas intérêt. A Ouagadougou, on aime tellement les rumeurs qu’il est difficile de vérifier certaines informations. Mais le temps nous l’apprendra. Certainement !

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Article : Burkina : les militaires du RSP se font entendre encore!
Politique
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2 juillet 2015

Burkina : les militaires du RSP se font entendre encore!

Alors que le débat continue sur sa dissolution « pure et simple » ou sa transformation, le régiment de sécurité présidentiel a encore fait parler de lui. Les militaires de la garde présidentielle ont tiré en l’air le 29 juin 2015 pour manifester contre l’interpellation de trois de leurs camarades par la gendarmerie nationale.

Le régiment de sécurité présidentiel ne décolère pas. Ils se sont exprimés, comme d’habitude, depuis le départ de leur géniteur, le président Blaise Compaoré. Cette fois-ci, l’élite de l’armée burkinabè, s’insurge contre l’interpellation de trois de ses membres. Ce sont le chef de corps, LCL Céleste Joseph Coulibaly, les capitaines Dao Abdoulaye et Kaboré Flavien. Les auditions se sont tenues de 12 h à 16 h 30 sur la base d’une rumeur non fondée de projet d’arrestation du PM à son retour de Taïwan. Sur sa page Facebook,  le régiment assure que les raisons de cette audition ne sont pas fondées. Par ailleurs le RSP a voulu une fois de plus exprimer son ras-le-bol face aux voix qui s’élèvent pour sa dissolution.

Photo_Info.net Devant le Conseil national de transition, le premier ministre Isaac Zida avait déclaré qu'il n'était pas pour la dissolution du RSP
Photo_Info.net
Devant le Conseil national de transition, le premier ministre Isaac Zida avait déclaré qu’il n’était pas pour la dissolution du RSP

Le torchon brûle entre Zida et ses frères d’armes

Le mouvement de lundi n’est pas le premier. Déjà, en février, le corps le plus armé de l’armée burkinabè avait exigé le départ du premier ministre Isaac Zida suite à l’affectation de leurs membres dans d’autres garnisons. Mais comment la force sur laquelle Zida s’est appuyé pour prendre le pouvoir suite à la chute de Blaise Compaoré lutte aujourd’hui contre lui ? La réponse est simple. Le premier ministre s’est certainement attiré la foudre de ses anciens camarades en se disant favorable à la dissolution de ce corps lors l’anniversaire de l’assassinat de Nobert Zongo le 13 décembre 2014. Mais depuis, il a réaffirmé l’importance de cette entité de l’armée pour le pays.

Cette fois encore les militaires du RSP demandent le départ du premier ministre Isaac Zida et de tous les militaires du gouvernement de transition.

Le RSP représente aujourd’hui aux yeux de beaucoup de Burkinabè, l’instrument par lequel Blaise Compaoré a châtié son peuple. Les noms de certains membres du RSP reviennent dans des crimes commis pendant le régime notamment celui de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré ou du journaliste, Norbert Zongo.

Photo_afriquenewsinfos Le président Michel Kafando va jouer encore le médiateur dans cette crise.
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Le président Michel Kafando va jouer encore le médiateur dans cette crise.

Médiation entre Isaac Zida et le RSP

Une fois de plus, le président de la transition, Michel Kafando, va essayer d’accorder les violons entre le premier ministre Isaac Zida et les frondeurs du RSP. Il est soutenu dans cette tâche aussi noble qu’urgente par l’ancien de chef de l’Etat, Jean-Baptiste Ouédraogo et de l’ex-chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le Gl Gilbert Diendiéré. L’avenir de la transition pourrait dépendre de cette médiation. Aujourd’hui le départ d’Isaac Zida et des autres militaires du gouvernement de transition ne ferait que mettre la transition en retard.

Faut-il dissoudre le RSP ou pas ?

La question passionne les débats au Burkina Faso depuis la fin du régime de Blaise Compaoré. Mais elle est difficile à trancher. Une dissolution réclamée par une partie de la population et certains mouvements de la société civile comme le « balai citoyen ». « Le balai citoyen » avait réaffirmé la nécessité de dissoudre ce mouvement il y a à peine une semaine. Cette problématique avait obligé le gouvernement à mettre en place une commission chargée de la question. Aujourd’hui le rapport de cette commission est sur la table du président. Mais il n’y a pas encore une action concrète.

Le RSP est aujourd’hui l’unité de l’armée burkinabè la plus équipée et la mieux formée. Pour cela sa dissolution pourrait affaiblir la sécurité du pays. A un moment où les groupes armés agissent dans les pays voisins, dissoudre le RSP reviendrait à faire disparaître le corps de l’armée. Pourtant ils sont nombreux à réclamer la dissolution cette entité de l’armée burkinabè. C’est pourquoi, d’autres pensent qu’il serait  mieux tout simplement de transformer ce corps de l’armée en une force antiterroriste ou à d’autres tâches et non celles de la garde présidentielle. Ce nouveau mouvement du RSP va raviver le débat sur la sa dissolution ou non ! Mais pour cela aussi il faut que le RSP sache qu’il est au service du peuple burkinabè et ne doit pas servir des intérêts d’individus aux intentions revanchardes. Le RSP doit comprendre aussi que la dégradation de la situation ne lui profite pas. Seule la paix profitera à tous.

 

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Article : Présidentielle de 2015 : Ablassé Ouédraogo déjà hors jeu
Politique
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10 juin 2015

Présidentielle de 2015 : Ablassé Ouédraogo déjà hors jeu

Ablassé Ouédraogo est l’un des candidats à la présidentielle d’octobre 2015 au Burkina. Mais sa dernière sortie médiatique a été plutôt une contre performance, pour celui qui veut diriger tous les Burkinabè. En prenant pour atout son appartenance religieuse et ethnique, il s’est attiré la foudre d’une partie de l’électorat burkinabè.

Il nous avait habitués à des envolées lyriques. Mais, cette fois-ci, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’est « tiré une balle dans la tête ». Du point de vue politique bien sûr. Investi candidat de son parti, Le Faso autrement, Ablassé Ouédraogo a préféré mettre en avant son ethnie et sa religion pour accéder au palais de Kosyam. Selon lui, il a trois aouts principaux. « Je suis Moagha du plateau central, et les Mossis sont une forte composante du Burkina Faso. Je suis aussi musulman, ce qui n’est pas rien dans un pays où 70% des gens le sont également. Enfin, comme je vous l’ai dit, j’ai un vaste réseau de relations utiles dans le cadre de la diplomatie de développement que nous souhaitons mettre en place ».

Cette déclaration n’a pas plus à tous. On lui en veut pas d’être de l’ethnie moagha, ni d’être musulman. Mais pour quelqu’un qui aspire à diriger le Burkina Faso, qui compte plusieurs religions et une soixantaine d’ethnies, c’est plutôt mal pensé. En plus, le Burkina Faso est un Etat laïque. On ne peut donc pas se fonder sur de telles conceptions pour conquérir le pouvoir. Il n’est d’ailleurs pas le seul de l’ethnie moagha à se présenter à cette élection et ne sera pas non plus le seul musulman candidat à la présidentielle. De telles allégations sont de véritables poisons pour un pays comme le Burkina Faso. C’est pourquoi ces propos ont été condamnés par des citoyens de différentes religions et ethnies. Cela a contraint le « fils du paysan » à recadrer son intervention.

Ablassé Ouédraogo compte sur son appartenance ethnique et religieuse pour arriver au pouvoir
Ablassé Ouédraogo compte sur son appartenance ethnique et religieuse pour arriver au pouvoir

Mais comment Ablassé Ouédraogo, diplomate de son Etat, a pu tenir de  tels propos ? On ne peut pas dire que cela n’a pas été réfléchi avant d’être dit. Ce n’est pas fortuit. Non. Quelque part, je crois qu’il est convaincu de ce qu’il a affirmé. Il croit que pour être président du « Pays des hommes intègres », il faut être Moagha et musulman.

Si cela était avéré, il pouvait s’estimer heureux. Du moins, il aurait plus de chance de parvenir à Kosyam. Les principaux favoris de cette élection seraient d’office écartés. Roch Marc Christian Kaboré, du Mouvement pour le peuple (MPP), est Moagha mais il est chrétien. Zéphirin Diabré de l’Union pour le changement, est aussi annoncé comme favori à cette élection. Mais selon Ablassé, il ne passera pas puisqu’il n’est ni Moagha ni musulman. Bénéwendé Stanislas Sankara, porté par le front sankariste serait aussi écarté parce qu’il n’est pas musulman. Si l’on écartait tout ce monde, Ablassé serait favori. Mais hélas ! Le peuple burkinabè ne se laissera pas diviser par des propos d’hommes politiques qui se soucient plus du pouvoir que de la cohésion sociale, qui est gage de tout développement. Le pays est dans une situation critique et nous n’avons pas besoins d’autres crises fondées sur la religion et l’ethnie.

Il est temps que tous les candidats présentent comment peuvent faire pour sortir le pays de la pauvreté, au lieu de jouer sur la fibre religieuse et ethnique, source de conflit. En s’aventurant sur ce terrain, Ablassé s’est fait plus de mal que de bien. Il est un économiste et homme politique. Il a occupé successivement les postes de ministre des Affaires étrangères et de conseiller du président de la République, Blaise Compaoré, avant d’assurer les hautes fonctions de Directeur Général Adjoint de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Si, avec cela, il ne peut pas proposer un programme de développement pour le pays et préfère compter sur son appartenance ethnique et religieuse, alors ce n’est pas la peine d’être candidat à la présidentielle !

 

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Article : Burkina : le CSC va lever la suspension des émissions d’expression directe
Sport
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26 mai 2015

Burkina : le CSC va lever la suspension des émissions d’expression directe

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait suspendu les émissions d’expression directe des antennes et des télévisions du Burkina. L’instance supérieure de la communication, au Burkina Faso, avait prétexté la recherche de la paix et de la cohésion sociale.

C’est une des décisions les plus impopulaires que le Conseil supérieur de la communication a prise depuis l’arrivée de sa nouvelle patronne, Nathalie Somé. L’instance de régulation a décidé de suspendre toutes « les émissions d’expression directe sur les radiodiffusions sonores et télévisuelles à l’exception des programmes portant sur la santé et ceux à caractère ludique, sentimental et culturel ». Et ce pour une durée de trois mois à compter du 7 mai 2015.

Cette décision a été motivée par « le souci d’assurer un climat apaisé et propice à la cohésion sociale en cette période sensible de la vie de notre pays ». Selon le CSC, en dépit de ses actions de sensibilisation auprès des animateurs, de nombreux dérapages ont été constatés à l’écoute de certaines émissions. Mais la mesure n’a pas été du goût des professionnels des médias et auditeurs. Plusieurs voix ont fait entendre leur désapprobation. L’Association des journalistes du Burkina par exemple, a qualifié cette suspension de liberticide.

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Le Conseil supérieur de la communication va revenir sur la suspension desémissions directes.

Après plusieurs concertations avec les promoteurs et acteurs des médias. le Conseil supérieur de la communication affirme que cette suspension sera levée. Le CSC a élaboré un projet de décision portant réglementation des émissions d’expression directe et un projet de charte de bonne conduite desdites émissions qui prennent en compte les propositions faites à l’issue de concertations.

Ces projets seront amendés et signés par les promoteurs et acteurs de médias. Tout cela doit être fait avant le 28 mai. Et le 30 mai, le CSC devrait procéder à la levée de la suspension.

S’il y a des radios qui ont péché dans la réalisation d’émissions d’expression directes, elles doivent être sanctionnées. Mais on ne peut sanctionner toutes les radios parce que certaines n’ont pas respecté les règles en la matière. Il est vrai que dans la réalité, beaucoup d’animateurs ignorent volontairement ou non les règles. Mais on ne peut sanctionner tous les médias pour les erreurs de quelques-uns.

Le projet de la charte de bonne conduite, que les promoteurs doivent amender, devrait créer un cadre réglementaire pour l’animation de ces émissions.

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Article : Smockey: « Après ta révolte, ton vote »
Musique
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13 avril 2015

Smockey: « Après ta révolte, ton vote »

C’est le message de l’artiste musicien Smockey à la jeunesse burkinabè. « Après ta révolte, ton vote », est une campagne à travers laquelle le rappeur veut inciter les jeunes burkinabè à participer aux futures élections après avoir largement participé au soulèvement populaire d’octobre 2014.

Le rappeur Smockey veut encourager les jeunes à participer au choix des futurs dirigeants du pays. Pour cela, il les encourage à travers sa campagne dénommée « après ta révolte, ton vote », à s’inscrire massivement sur les listes électorales. On le sait, ce sont surtout les jeunes qui ont contribué à la chute du pouvoir de Blaise Compaoré.

Pour que cette lutte ne soit pas vaine, Smockey les invite non seulement à s’inscrire sur les électorales mais surtout à prendre part au choix du président et des députés le 11 octobre prochain. Les jeunes sont les plus nombreux de la population burkinabè, mais ils sont le plus souvent oubliés après les votes. Leurs préoccupations aussi.

Photo/lefaso.net L'artiste Smockey (micro) à l'annonce de sa champagne "après ta révolte, ton vote"
Photo/lefaso.net
L’artiste Smockey (micro) à l’annonce de sa champagne « après ta révolte, ton vote »

Ces élections, l’une des plus ouvertes depuis trente ans, sont donc une occasion pour les jeunes de faire compter leurs voix. A travers deux grands concerts « sans exclusions » à Bobo Dioulasso et à Ouagadougou, Serge Bambara (Smockey à l’état civil) a conscientisé les jeunes sur l’importance de leur vote. Il est soutenu dans cette initiative par d’autres artistes nationaux et étrangers.

Smockey est l’un des membres du balai citoyen. il a milité activement dans ce mouvement contre la modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè. Ce qui donnait la possibilité à Blaise Compaoré de se représenter alors qu’il était au pouvoir depuis 27 ans.

Il a fait sortir son dernier album il y a quelques semaines. Un album largement influencé par la situation nationale. Son album de 31 titres, est baptisé « Pré’volution ». Connaissant son influence et celui du balai citoyen, cette campagne pourrait amener beaucoup de jeunes à, effectivement, s’inscrire pour participer aux votes de cette pré-insurrection populaire.

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Article : Burkina Faso : vaste interpellation des dignitaires du régime Compaoré
Politique
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8 avril 2015

Burkina Faso : vaste interpellation des dignitaires du régime Compaoré

Après les mises en garde, le gouvernement de transition est passé à l’acte. Huit dignitaires du régime de l’ancien président Blaise Compaoré ont été interpellés par la police. Ils sont accusés entre autres, d’atteintes à la sûreté de l’Etat, activités politiques illégales, troubles à l’ordre public et incitations de troubles à l’ordre public, de malversations, de mauvaise gestion de projets.

Eux ce sont des proches de Blaise Compaorél, l’ancien président contraint de quitter le pouvoir en octobre 2014 alors qu’il tentait de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Aujourd’hui les membres de son gouvernement et certains cadres de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont été interpellés par la police. Parmi eux, il y a trois anciens ministres.

Salif Kaboré ex- ministre des Mines- et proche de François le frère du l’ancien présiden t-. est soupçonné de malversations et mauvaise gestion présumées à la Sonabel et dans certaines structures du ministère des Mines et de l’Energie. Il lui est reproché aussi l’octroi illicite de permis d’exploitation des mines, exploitation illicite de sites miniers et mauvaise gestion de projets.

Quant à l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougma, il a été interpellé pour malversations présumées dans les attributions de marchés publics, réquisition de l’hôtel Azalaï qui a été saccagé au cours de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

La troisième personnalité est Ouedraogo Jean Bertin conseiller politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Il a été arrêté pour surfacturations présumées et malversations présumées dans l’exécution des marchés de travaux publics. Deux ex- maires sont tombés aussi sous le coup de ces arrestations. L’ancien maire de Bobo, Salia Sanou, connu pour ses déclarations tonitruantes et sa fidélité sans faille à Blaise Compaoré ainsi que Adama Zongo, ex-maire de Tanghin Dassouri;.

Cette interpellation de 8 personnes intervient dans le contexte du vote du nouveau code électoral par le Conseil national de la transition (CNT). Un code que les partisans de Blaise Compaoré ne voulaient pas parce qu’ils écartaient pour les élections à venir, tous ceux qui ont soutenu ouvertement la modification de l’article 37 de la loi fondamentale qui a conduit le pays dans une situation difficile.

Selon les autorités policières, les investigations vont se poursuivre dans les jours à venir.

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Article : Grèves au Burkina : délestages et pénurie de bière en perspective
Economie
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31 mars 2015

Grèves au Burkina : délestages et pénurie de bière en perspective

Le Burkina Faso est confronté à une série de grèves depuis plusieurs semaines. Différents secteurs sont concernés par ces multiples mouvements qui ont déjà occasionné une flambée du prix de la bière et des délestages à Ouagadougou.

Des travailleurs de différents secteurs d’activité ont entrepris des grèves pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. C’est le cas des travailleurs de la Société de distribution de boissons (Sodibo) la Brasserie du Burkina (Brakina) et de l’Union des transporteurs et des routiers du Burkina.

L’heure de la grève semble avoir sonné au Burkina Faso. Après la grève pour la baisse du prix du carburant à la pompe, c’est autour de chaque secteur d’activité de battre le pavé. Ces derniers jours sont marqués par la grève des travailleurs de la Société de distribution de boissons (Sodibo), de la Brasserie du Burkina (Brakina et celle de l’Union des chauffeurs et routiers du Burkina Faso. Les chauffeurs et routiers observent une grève depuis le 30 mars 2015, et ce pour 48 heures. Ces derniers exigent le respect de la convention collective signée en 2010 et qui devait entrer en vigueur depuis le 1er janvier 2011.  Selon l’Union des chauffeurs et des routiers du Burkina, cette convention collective n’est pas encore appliquée. L’autre point de leur plateforme revendicative porte sur les salaires. Ils exigent un salaire d’au moins 75 000F CFA par mois, mais aussi la déclaration de tous les chauffeurs routiers à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ce sont, entre autres, les raisons avancées pour bloquer le secteur des transports pendant 48 heures. Difficile pour les voyageurs de quitter ou de rentrer à Ouagadougou pendant cette période. Cette grève semble porter déjà des fruits puisque le gouvernement a annoncé que certains de ces points trouveront solutions.

Photo/Lefaso.net De nombreux passegers se sont vus refuser la sortie ou l'accès à la capitale, Ouagadougou
Photo/Lefaso.net
De nombreux passagers se sont vus refuser la sortie ou l’accès à la capitale, Ouagadougou

Ces multiples grèves ont de nombreuses conséquences sur la vie des Burkinabè.  Au-delà du report des voyageurs, la grève des transporteurs a occasionné des délestages à Ouagadougou. Du côté de la Société nationale de l’électricité (Sonabel), on s’inquiète déjà des conséquences de cette grève déclenchée ce lundi 30 mars sur toute l’étendue du territoire « les citernes ravitaillant la Sonabel sont à l‘arrêt et les centrales électriques sont en panne sèche, avec un risque d’arrêt total d’ici quelques heures si une solution n’est pas trouvée » a indiqué le site d’information lefaso.net

Les grèves répétitives à la Société de distribution de boisson et de la Brasserie du Burkina ont débuté depuis le 24 mars 2015. C’est une grève illimitée et les conséquences aussi ne sont pas les moindres. Selon le directeur de la Sodibo/Brakina les pertes se chiffrent à plusieurs centaines de millions par jour. « L’usine perd environ 500 à 600 millions de chiffres d’affaires par jour. Et c’est environ 150 à 200 millions de F CFA de taxes qui ne sont pas versées à l’Etat, chaque jour », a souligné Marc Pozmentier. A cela s’ajoute la rareté de la bière dans les lieux de vente. Plusieurs bars et « maquis » connaissent une rupture de bière. D’où une flambée du prix. A certains endroits la bière qui était vendue à 600F CFA atteint aujourd’hui 750 F CFA.  Alors que le mouvement des travailleurs de ces brasseries ne semble pas faiblir, certains se tournent déjà vers les pays voisins pour approvisionner leurs caves.

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Article : 8 mars : des femmes qui luttent pour la sécurité économique de leurs familles
Société
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9 mars 2015

8 mars : des femmes qui luttent pour la sécurité économique de leurs familles

Nous avons célébré ce 8 mars encore la journée internationale de femme. On a évoqué, encore l’autonomie financière des femmes, l’accès des femmes à la formation professionnelle et bien d’autres thèmes en faveur de l’autre moitié du ciel. Mais on a très peu entendu la voix de ces femmes qui se battent chaque pour le bien-être de leurs familles.

J’ai vu des femmes qui se battent chaque jour pour sortir leurs familles de la misère. Elles sont loin des célébrations de la journée internationale de la femme. Ces femmes ne sont pas allées à faso parc pour danser ou chanter. Et pourtant c’est à elles que je pense en cette journée. Je les ai rencontrées dans une localité très éloignée de Ouagadougou : Tampendjoaga. Elles sont plus proches du Togo que de leur pays. Soutenues par une ONG, elles se sont réunies en groupe d’épargne et de solidarité pour faire face à la pauvreté.

Photos Ouaga.com La cérémonie officielle de la celebration a regroupé les différentes représentantes de femmes.
Photos Ouaga.com
La cérémonie officielle de la celebration a regroupé les différentes représentantes de femmes. Mais la voix des femmes n’est pas pour autant entendue

Chaque groupe d’épargne et de crédit compte entre 15 et 30 membres. Les activités sont orientées par un règlement intérieur qui définit les modalités des services et la vie du groupe en général. Les femmes choisissent le montant de la cotisation. Selon la présidente d’un groupe de femmes, « la somme collectée permet après de faire des crédits. Mais une femme ne peut prendre une somme supérieure à plus de trois fois sa cotisation. Le taux d’intérêt est de 5% ». Cette cotisation apparemment insignifiante, aide pourtant les femmes et même leurs familles.

Elles s’octroient des crédits, qui leur permettent de mener des activités génératrices de revenus. « Avec ces cotisations, nos conditions de vie ont considérablement changé. Nous arrivons à pourvoir à nos besoins et à certains de nos enfants notamment pour leur éducation », a rassuré Aminata, membre du groupe d’épargne et de crédit.

Pour la présidente de ce groupe, c’est toute la famille qui en profite.  Les femmes font de petites activités avec l’argent. Cela renforce même la cohésion de la famille. Elle a déclaré : « Avant il fallait chaque fois voir nos maris. Comme eux aussi ils n’ont pas tout temps de l’argent, on ne s’entendait pas. Maintenant nous en avons un peu de sorte à pourvoir aux petits besoins de la famille. Nous sommes contentes et nos maris aussi. Ils nous aiment plus en encore ».

Zénab est la présidente du groupement Tampendjoaga. Pour elle, les groupes d’épargne et de crédit sont une véritable opportunité pour le petit commerce des femmes. Les différents prêts permettent aux femmes de démarrer des activités génératrices de revenus. « Moi je vends des chaussures pour dames. Il y en a qui vendent des céréales, d’autres font de l’élevage, du dolo. Tout cela nous permet d’avoir de l’argent pour nous et nos enfants », a affirmé Zénab. Selon l’agent villageois, « il n’y a plus de femme qui ne fait, toutes les femmes font diverses activités rémunératrices ». Ces femmes ont donc pris la décision de ne plus attendre leur maris, non pas dans un esprit de concurrence mais de complémentarité. Et leur action est salvatrice pour elles-mêmes, leurs enfants et toutes leurs familles. Elles arrivent à subvenir aux besoins de leur famille soutenant ainsi leurs maris. Zénab, Marie, Alima, leurs noms ne vous disent rien. Vous ne les verez à aucune tribune, mais ce sont des championnes, au moins pour leurs familles respectives.

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Auteur·e

L'auteur: Judicael
Judicael Gael LOMPO, est diplômé de l'école de Communication et Journalisme de l'université de Ouagadougou. Il s'intéresse aux réseaux sociaux, médias et développement.

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23 novembre 2014
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10 juin 2015
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8 janvier 2014
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