Putsch manqué du 16 septembre : Fin de cavale pour Rambo

Article : Putsch manqué du 16 septembre : Fin de cavale pour Rambo
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22 février 2016

Putsch manqué du 16 septembre : Fin de cavale pour Rambo

Recherché depuis plusieurs mois, l’adjudant-chef, Moussa Nébié dit Rambou, a été arrêté le 19 février 2016 par les autorités ivoiriennes et remis au autorités burkinabè le samedi 20 février 2016. il est accusé d’avoir partcipé au coup d’Etat manqué du généla Gilbert Diendéré.

Selon des sources gouvernementales, l’adjudant-chef, Moussa Nébié dit Rambo a été arrêté en Côte d’Ivoire et remis aux autorités burkinabè le samedi 20 février 2016. Mais Rambo n’est pas le seul à rejoindre le bercail dans cette situation. Il y a également, selon les mêmes sources, deux civils. Il s’agit d’Abdoul Karim Sawadogo et Ali Koné. Les deux c’étaient aussi réfugiés en Côte d’Ivoire, suite au coup d’Etat manqué du général Diendéré, le 16 septembre 2015.

Les autorités du Burkina avaient émis mandat d’arrêt contre l’adjudant-chef, Moussa Nébié et le sergent-chef, Roger KOUSSOUBE. Tous ont été extradés selon le service d’information du gouvernement.

Après le coup d'Etat le général et ses soldats n'ont se sont pris aux médias
Photo/J.Lompo.  Après le coup manqué d’Etat le général est arrêté et certains de ses proches collaborateurs ont trouvé refuge en Côte d’Ivoire

 

Rambo, un des « bras droit » du général Gilbert Diendéré

Ces soldats de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) sont cités comme des proches et complices du général Gilbert Diendéré dans le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015. ils avaient trouvé refuge en Côte d’Ivoire après le coup d’Etat manqué et que le général Diendéré se soit rendu à la nonciature dans l’optique de se mettre à la disposition de la justice. Selon le rapport de la commission d’enquête sur le putsch, Moussa Nébié est fortement impliqué dans la prise d’otage du président et des deux ministres.

« C’est Moussa Nébié qui avait conduit le commando durant la prise en otage du président de la transition et des membres du gouvernement. Après l’échec du putsch, Moussa Nébié et une dizaine de soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle s’étaient enfuis vers la Côte d’Ivoire. Et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice militaire burkinabè ».

Des petits poissons pour baisser la tension entre les deux pays

L’arrestation et l’extradition de Rambo et des deux civils sonnent comme un geste des autorités ivoiriennes pour faire baisser la tension entre les deux pays. De son côté, le gouvernement burkinabè, dans un communiqué, « salue cette action et félicite les autorités ivoiriennes pour leur collaboration ». Et d’ajouter qu’elle fait suite « aux démarches entreprises par les autorités burkinabè et ivoiriennes de travailler en étroite collaboration pour la sécurisation des deux pays et de la sous-région ».

Les deux pays frères ont une situation très tendue suites aux mandats d’arrêts internationaux lancés d’abord contre Blaise Compaoré et ensuite et surtout contre Guillaume Soro pour implication dans la tentative de coup d’Etat du généra Gilbert. Il est accusé par la justice burkinabè d’avoir soutenu le putsch manqué. Guillaume Soro, étant le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, cette action avait déclenchée la furie des autorités ivoiriennes. Mais la présidence ivoirienne a toujours affirmé « sa ferme volonté de régler cette question par la voie diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin d’éviter tout différend entre nos deux États ».

L’arrestation et l’extradition de soldats de l’ex-rsp est un bon signe pour le Burkina Faso. Il est signe que les autorités ivoiriennes ne toléreront plus que des individus se servent de leur pays comme base-arrière pour attaquer un autre en l’occurrence le Burkina Faso.

 

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