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Burkina Faso : la crise perdure entre Zida et le RSP

Les négociations pour trouver une sortie de crise favorable entre le régiment de sécurité présidentiel (RSP) et le premier ministre Yacouba Isaac Zida n’ont pas encore abouti. C’est ce qui ressort du discours du président Kafando adressé à la nation.

La crise perdure entre le premier ministre Yacouba Isaac Zida et ses frères du RSP. Et la médiation entreprise par le président Michel Kafando n’a pas fait bouger les lignes. Chacun est resté campé sur ses positions. Le président a tenté de réconcilier les deux parties, mais « Hélas ! Je suis au regret de le reconnaître, tous ces contacts ne m’ont pas donné la certitude que les différents protagonistes étaient prêts à accepter ce compromis dynamique qui puisse amener à l’apaisement social », a-t-il reconnu .

Le président Kafando fait donc appel aux sages pour régler ce différend qui menace la transition au Burkina Faso. Un cadre de concertation des sages est mis en place. A l’exemple du Collège des sages,  il est composé de personnes de grande moralité dont le dénominateur commun est la sagesse, la probité, l’amour de la patrie. C’est à l’issue des travaux de ce conseil que le président prendra une décision.

Sauver le pays du chaos

Le président Michel Kafando préconise le dialogue pour une sortie de crise. Mais il estime que le consensus social sur lequel est fondée la transition doit être sauvegardé et consolidé surtout à trois mois des élections devant conduire le Burkina Faso au retour à une normalité républicaine, et de souligner : « L’intérêt général c’est sauver le Burkina du chaos ».

Mais si les protagonistes ne savent plus c’est que le patriotisme, le président, prévient que : « Les fauteurs de trouble répondront devant l’histoire et évidemment, devant les juridictions internationales ».

Le président Kafando fait appel aux Sages pour une sortie de crise entre Zida et le RSP
Le président Kafando fait appel aux sages pour une sortie de crise entre Zida et le RSP

A quoi joue le RSP ?

Jusque-là, la transition a connu des manquements, mais rien n’avait aussi obstrué sa mission que cette exigence du RSP : la démission du premier ministre et tous les autres militaires du gouvernement de transition à trois mois des élections présidentielle et législatives. Comment une fraction de l’armée peut-elle vouloir influencer la politique d’un pays au point de remettre en cause un consensus national et soutenu par des instances internationales ? On sait que ce qui les inquiétait c’est la dissolution de leur régiment.

Les hauts-gradés doivent mettre de l'ordre au sein du RSP
Les hauts gradés doivent mettre de l’ordre au sein du RSP

Mais depuis quelque temps, il semble que cette dissolution n’est plus souhaitée. Alors pourquoi le RSP agit-il contre l’intérêt général du pays ? Point besoin d’être un analyste politique pour savoir que la démission du premier ministre ou la dissolution du gouvernement va compromettre la réussite de transition. Et malgré tout il y a des gens qui brandissent des armes acquises par l’argent du contribuable pour mettre en péril le pays.

Faut-il voir la main de l’autre sur cette affaire ? Rien n’est moins sûr. Pour les OSC, il est même évident que c’est un complot orchestré par l’ancienne majorité qui veut mettre en mal la transition et se repositionner.

Mais au point où nous en sommes, il est mieux de marcher d’un même pas. Du moins pour retrouver une situation normale. Ceux qui se déchirent, qui crient pour mettre en danger le pays ne réussiront pas. Cela a été un échec hier, pour ceux qui pensaient qu’il n’y a qu’une seule personne pour diriger le Burkina Faso.

 

 

Judicael

Judicael

Judicael Gael LOMPO, est diplômé de l'école de Communication et Journalisme de l'université de Ouagadougou. Il s'intéresse aux réseaux sociaux, médias et développement.

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