Deux anciens dignitaires de Blaise Compaoré mis aux arrêts au Burkina

Article : Deux anciens dignitaires de Blaise Compaoré mis aux arrêts au Burkina
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19 août 2015

Deux anciens dignitaires de Blaise Compaoré mis aux arrêts au Burkina

Jérôme Bougouma et Jean Bertin Ouédraogo sont transférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco). Ces anciens ministres de Blaise Compaoré sont accusés de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite.

Ils avaient déjà été interpellés en avril 2015, mais relaxés pour vice de forme. L’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma et l’ancien ministre des Infrastructures, du Désenclavement et du Transport, Jean Bertin Ouédraogo ont été arrêtés et transférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco) le 14 août 2015. Le troisième, Arthur Kafando ancien ministre du Commerce qui devrait aussi être entendu par la Haute Cour de justice ne s’est pas présenté. Il aurait quitté le pays.

 

Ces anciens ministres sont accusés de détournements de deniers publics et d'enrichissement illicite
Ces anciens ministres sont accusés de détournements de deniers publics et d’enrichissement illicite

Ils sont tous accusés de détournement de deniers public et d’enrichissement illicite. Jérôme Bougouma, ancien ministre de l’Administration du territoire et de la Sécurité est accusé de détournements de deniers publics et d’enrichissement illicite portant sur la somme de trois milliards de francs CFA. L’ancien ministre des Infrastructures, Jean Bertin Ouédraogo est accusé de  détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur 1.000.000.000 FCFA ». Les charges retenues par le Conseil national de la Transition contre l’ancien ministre du Commerce, Arthur Kafando sont : « faux et usage de faux, détournement de deniers publics portant sur la somme de 78.865.595 FCFA ». Ils risquent 5 à 20 ans de prison s’ils sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés.

En avril dernier, ils avaient été relaxés parce que les membres de la Haute Cour de justice, la seule habileté à juger les anciens ministres sur des faits commis dans l’exercice de leur fonction,  n’étaient pas installés. Mais cette cour composée a été installée le 17 avril 2015.

Ces trois personnalités du régime de Blaise Compaoré ne sont pas les seuls. D’autres dossiers seraient en cours contre d’autres dignitaires dont Blaise Compaoré lui-même et son premier ministre Luc Adolph Tiao. Ils sont accusés de  « coups et blessures volontaires, assassinats et complicités de coups et blessures et d’assassinats ».

 

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