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Haro sur les réseaux de téléphonies mobiles du Burkina !

dLes consommateurs de téléphonies mobiles du Burkina Faso ne savent pas où mettre la tête. Aucun des trois réseaux ne donne satisfaction ni aux consommateurs ni à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

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Telecel Faso, Airtel Burkina, Telmob, ce sont les trois réseaux qui assurent les télécommunications notamment la téléphonie mobile au Burkina Faso. Des réseaux qui du reste, ne satisfont plus leur clientèle depuis plusieurs années. Durant ces derniers mois, les Burkinabè ont remarqué que les appels étaient devenus difficiles à effectuer. Difficile donc de joindre les personnes à qui vous voulez parler, et si vous arrivez à trouver la personne, la communication est mauvaise. Vous êtes obligés de raccrocher au risque de finir vos unités pour rien. Souvent les appels sont transmis à des personnes autres que celles que vous appelez. La situation est encore pire lorsque vous voulez appeler à l’intérieur du pays. Et cette mauvaise prestation est générale. La mauvaise qualité des services est la chose la mieux partagée par tous les trois réseaux, comme s’ils s’étaient entendus pour offrir un service de qualité médiocre tout en renflouant leurs caisses. Il y a une année, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) avait exprimé son insatisfaction quant aux services rendus par les trois réseaux de téléphonies mobiles. Pour cela, elle les leur avait des sanctions pécuniaires, première dans la sous région, à hauteur trois milliards francs CFA. Entre novembre et décembre 2012, l’ARCEP a encore entrepris une campagne de mesures des indicateurs de qualité de service, pour s’assurer que les opérateurs ont remédié aux manquements pour lesquels ils ont été sanctionnés en février 2012. Un autre consultant est entrain de faire un autre audit sur la qualité de service des opérateurs. Tout cela a-t-il produit une amélioration de la qualité du service des opérateurs ?

Ce qui est sûr, jusque là, rien n’a changé pour les consommateurs. Les choses de vont de mal en pis. Dans ces conditions comment peut-on progresser ensemble alors que c’est la croix et la bannière pour un simple coup de fil ? Comment peut-on offrir plus, si on n’est même pas capable d’offrir le service pour lequel vous êtes payés ?

Les consommateurs commencent à s’interroger quant à la volonté réelle de l’ARCEP d’amener ces réseaux de téléphonie mobile à rendre un service de qualité. Mais l’autorité rassure :

« Nous comprenons tout à fait l’impatience de la population et plus particulièrement celle de la presse en ce qui concerne la mauvaise qualité de service des réseaux de téléphoniques. Mais je dois rappeler que nous sommes dans un secteur réglementé par une loi et des textes d’application », a déclaré Maturin Bako, président de l’ARCEP.

Certains consommateurs appellent un quatrième réseau pour renforcer la concurrence afin d’amener ces réseaux à améliorer leurs services. Les Burkinabè doivent prendre leur mal en patience, en attendant que les trois réseaux se décident d’améliorer la qualité de leur service ou que l’ARCEP, se décide de prendre des véritables sanctions pour les contraindre à offrir des meilleurs services.