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Burkina : le CSC va lever la suspension des émissions d’expression directe

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait suspendu les émissions d’expression directe des antennes et des télévisions du Burkina. L’instance supérieure de la communication, au Burkina Faso, avait prétexté la recherche de la paix et de la cohésion sociale.

C’est une des décisions les plus impopulaires que le Conseil supérieur de la communication a prise depuis l’arrivée de sa nouvelle patronne, Nathalie Somé. L’instance de régulation a décidé de suspendre toutes « les émissions d’expression directe sur les radiodiffusions sonores et télévisuelles à l’exception des programmes portant sur la santé et ceux à caractère ludique, sentimental et culturel ». Et ce pour une durée de trois mois à compter du 7 mai 2015.

Cette décision a été motivée par « le souci d’assurer un climat apaisé et propice à la cohésion sociale en cette période sensible de la vie de notre pays ». Selon le CSC, en dépit de ses actions de sensibilisation auprès des animateurs, de nombreux dérapages ont été constatés à l’écoute de certaines émissions. Mais la mesure n’a pas été du goût des professionnels des médias et auditeurs. Plusieurs voix ont fait entendre leur désapprobation. L’Association des journalistes du Burkina par exemple, a qualifié cette suspension de liberticide.

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Le Conseil supérieur de la communication va revenir sur la suspension desémissions directes.

Après plusieurs concertations avec les promoteurs et acteurs des médias. le Conseil supérieur de la communication affirme que cette suspension sera levée. Le CSC a élaboré un projet de décision portant réglementation des émissions d’expression directe et un projet de charte de bonne conduite desdites émissions qui prennent en compte les propositions faites à l’issue de concertations.

Ces projets seront amendés et signés par les promoteurs et acteurs de médias. Tout cela doit être fait avant le 28 mai. Et le 30 mai, le CSC devrait procéder à la levée de la suspension.

S’il y a des radios qui ont péché dans la réalisation d’émissions d’expression directes, elles doivent être sanctionnées. Mais on ne peut sanctionner toutes les radios parce que certaines n’ont pas respecté les règles en la matière. Il est vrai que dans la réalité, beaucoup d’animateurs ignorent volontairement ou non les règles. Mais on ne peut sanctionner tous les médias pour les erreurs de quelques-uns.

Le projet de la charte de bonne conduite, que les promoteurs doivent amender, devrait créer un cadre réglementaire pour l’animation de ces émissions.