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Mes vœux de 2015: Une autre Afrique

L’Afrique est considérée, à tort, comme le continent de tous les maux. La guerre, la famine, les maladies ont fait parler d’elles plus que ce que le continent noir a de bien. Pour moi, l’Afrique a plus que tout cela. Mon souhait c’est qu’à partir de cette année 2015, l’Afrique commence à manifester ce qu’elle a de meilleur.

Une autre Afrique. C’est mon vœu pour tous les pays du continent noir. Une Afrique dans laquelle les maladies, les conflits ne sont plus le quotidien de ses habitants. Mon vœu pour cette Afrique, c’est de voir Ebola éradiquée. Que tous les pays touchés par cette maladie infernale se voient libérés et soulagés. Que la crainte, l’angoisse et la psychose que cette maladie a semées dans les esprits des populations africaines disparaissent. Je souhaite que les familles endeuillées par cette maladie soient consolées et restaurées.

2015 est une année pleine de defis mais aussi d'espoir
2015 est une année pleine de defis mais aussi d’espoir pour le continent africain

Mon vœu c’est que les dirigeants africains fassent preuve de responsabilité dans la gestion des affaires de leur pays. Qu’enfin ils décident de travailler pour le bien des populations qui les ont portés au pouvoir. Qu’ils aient une considération pour leur peuple outre que celle de « bétail électoral».

Mon vœu, c’est aussi de voir les populations africaines vivre en paix les unes avec les autres au cours de cette année 2015. Que plus jamais elles ne se laissent entrainées dans des conflits politico-ethniques ou religieux. Je voudrais que la République centrafricaine connaisse une paix durable. Que partisans des différents camps posent les armes et construisent ensemble leur pays : la République centrafricaine. Je souhaite que les frères maliens s’entendent une fois pour toutes. Qu’ils trouvent une solution afin que les fils et filles de ce pays vivent ensemble et se regardent comme citoyens d’une même patrie. Je souhaite que les frères sud-soudanais s’entendent et que l’on aide le Nigéria et le Cameroun à trouver une solution face la menace commune : boko haram !

Mon vœu c’est que cette année 2015 voit des élections libres et transparentes au Burkina Faso. Que la transition se fasse dans les conditions dictées par la charte de la transition et que le pays retrouve une nouvelle dynamique de développement. Un développement dans lequel les enfants du pays seront acteurs et non des victimes.

Aussi mon vœu, c’est que les dirigeants africains écoutent la voix de leur peuple. Plusieurs pays organisent des élections en cette année. Les présidents devraient comprendre qu’ils doivent respecter leur Constitution. Ils ne doivent pas attendre que des soulèvements et des pertes en vie humaine pour respecter une Constitution qui leur a permis de venir au pouvoir.

Enfin une je souhaite une bonne et heureuse année à tous mes lecteurs. Ceux qui m’encouragent par des petits commentaires ou par des « j’aime » ou encore par des tweets.

 

2014 dans mon rétroviseur

Beaucoup d’évènements se sont passés  au cours de l’année 2014 au Burkina Faso. Et le pays a même a été à deux doigts du chaos. Quand je regarde dans le rétroviseur, je retiens quelques éléments qui nous ont marqué. De la démission des anciens ténors du CDP à celle du président du Faso, on peut que le pays a été mouvementé surtout sur le plan socio-politique.

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La chute du regime de Blaise Compaoré et la mise en place du gouvernement de transition sont les évèments marquants de 2014 au Burkina Faso

Je me rappelle qu’en début d’année 2014, parlant de la situation socio-politique, un spécialiste du droit constitutionnel affirmait que tout allait se jouer en 2014. Il a effectivement eu raison puisque dès le début de l’année la démission des ténors du Congrès pour la démocratie et le progrès a été un signe. Cet évènement annonçait déjà l’affaiblissement et l’isolement du parti de Blaise Compaoré et surtout la création d’un parti capable de s’opposer au CDP. Roch Marc Christian Kaboré, Salif Diallo Simon Compaoré et les autres quittent le navire CDP et se positionnent aux côtés du Chef de file l’opposition politique.

Toujours sur le plan politique, Zéphirin Diabré et les autres membres de l’opposition politique ont organisé d’importantes marches-meetings contre la mise en place du Sénat et la modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè. Le but étant de permettre à Blaise Compaoré de se représenté en 2015. L’opposition politique a organisé de ces marches en vue de manifester son désapprobation quant à la volonté de la majorité de tripatouiller la loi nationale au profit d’un seul individu : Blaise Compaoré. Ces nombreuses manifestations sans de véritables débordements, sont aussi le fruit des efforts du chef de file de l’opposition. Il peut se féliciter d’avoir pu réunir autour de lui toute l’opposition au moins pour dire non à un pouvoir à vie de Blaise Compaoré. Une société civile de plus organisée et déterminée qu’auparavant

L’évènement de l’année est sans doute le soulèvement populaire des 30 et 31 octobre 2014. Alors que le gouvernement a annoncé sa ferme volonté de porter le projet de loi devant l’Assemblée nationale en vue de modifier la Constitution, la population oppose une farouche résistance. Jamais un soulèvement n’avait atteint une telle ampleur. Les manifestants évacuent les députés de l’Assemblée nationale avant de l’incendier. Dans la capitale et plusieurs villes du Burkina, c’est le soulèvement. Les biens des dignitaires du régime sont détruits et le peuple exige tout simplement le départ de Blaise Compaoré du pouvoir. Il résiste mais finit par céder face à la pression populaire. Le lendemain Blaise Compaoré signe sa démission et c’est la débandade dans le camp CDP et alliés. Après de multiples négociations un gouvernement est mis en place pour assurer la transition et organiser les élections de 2015.

Le 13 décembre 2014. Le peuple burkinabè commémorait pour la première l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, sans le régime mis en accusation. Et pour la première fois des membres du gouvernement se joints aux manifestants pour demander vérité et Justice pour Norbert Zongo, ses trois compagnons mais aussi pour d’autres crimes. L’espoir d’avoir justice pour les différents crimes renait avec la chute du régime. Une nouvelle perspective s’ouvre pour le pays au cours de l’année 2014, mais de nombreux défis restent à relever.