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Télévision Numérique Terrestre : L’Afrique et le Burkina Faso seront-ils au rendez-vous de 2015 ?

Les pays africains sont à divers niveaux d’exécution dans la mise en œuvre de la transition de la radiodiffusion sonore et télévisuelle vers le numérique. Certains pays comme le Burkina Faso sont un peu en avance dans la réalisation de la Télévision numérique de terre. Mais tous les pays africains font face à un même problème : les finances. Ce qui pourrait freiner leur engagement vers l’échéance de 2015.

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Les Etats africains doivent s’organiser pour l’échéance de 2015

Le processus de transition vers la radiodiffusion numérique est en marche au Burkina Faso depuis plusieurs années. Pour être au rendez-vous de 2015, le gouvernement burkinabè a mis en place des structures comme le Comité de pilotage et une commission technique nationale. Une stratégie nationale de migration vers le numérique a également été élaborée. Au plan juridique, la loi portant règlementation de la radiodiffusion sonore et télévisuelle  de terre au Burkina Faso a été adoptée et promulguée.

Pour ce qui est de la phase d’exécution la Société de télédiffusion du Burkina (STB) a été créée. C’est elle qui sera chargée de la transmission, du multiplexage et de la diffusion des chaines du premier multiplex sur toute l’étendue du territoire national.  Un cahier des charges pour la fourniture, l’installation et la mise en service des équipements de la Télévision Numérique de Terre a été rédigé. Afin d’exécuter un rythme d’exécution du déploiement de la TNT, un chronogramme prévisionnel des travaux a été élaboré et devrait permettre une réalisation du projet dans un délai de 14 mois.

Le passage de la radiodiffusion analogique au numérique a de nombreux avantages notamment l’amélioration de la qualité de l’image et du son à la réception, une plus grande capacité de diffusion, des chaines à haute définition.  Mais il présente aussi des contraintes et non des moindres.

La mise en œuvre de la TNT a un coût global énorme pour les budgets des états africains qui ont d’autres priorités. Pourtant la transition vers télévision terrestre numérique impose une date butoir notamment 2015. Comment donc mobiliser en si peu de temps une quarantaine de milliards pour le Burkina Faso en seulement une année d’exercice budgétaire ?

Pour optimiser le déploiement du réseau de diffusion TNT de nouveaux sites doivent être également crées et aménagés dans les meilleurs délais dans les régions du pays. Par ailleurs le pays doit respecter le délai d’extinction de la diffusion analogique de juin 2015.

Pour réduire le poids de la contrainte financière, les pays africains recherchent les financements dans les ensembles sous régionaux ou régionaux comme l’UEMOA, LA CEDAO ET l’AU. Dans tous les cas ils devraint faire en sorte de ne pas rater ce nouveau rendez-vous mondial. « Rater ce virage serait s’exposer à subir ce qu’on appelle déjà techno- apartheid », indiquait Fily Keita, président de l’Union des Radiodiffusion et télévision libres du Mali (Urtel), lors du Festival des Ondes, grand rassemblement de radios africaines, organisé en novembre 2009 à Bamako par l’Institut Panos.

Quand le Blaiso reçoit Zéph

Le Président du Faso (PF), Blaise Compaoré, a reçu en audience l’opposition politique burkinabè dirigée par son chef de file Zépherin Diabré. Ils étaient tous présents ou presque, Norbert Tiendrébéogo du FFS, Tahirou Barry du PAREN, Ablassé Ouédraogo du Faso autrement. Il manquait quand même Arba Diallo et Bénéwendé Stanislas Sankara, qui d’après Zéph, étaient en déplacement.

Une poignée de main entre le Blaise compaoré et Zéphirin Diabré qui augure un dialogue politique au Burkina Faso
Une poignée de main entre le Blaise compaoré et Zéphirin Diabré qui augure un dialogue politique au Burkina Faso

Quand le pouvoir et l’opposition se rencontre, c’est pour se dire la vérité ! C’est pourquoi, cette rencontre a été une occasion pour les partis politiques d’opposition de réaffirmer leur opposition quant à la mise en place du Sénat et la modification de l’article 37 de la Constitution burkinabè. Cette rencontre peut augurer un dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition quant aux problèmes sociopolitiques qui minent le pays des hommes intègres. L’unité d’action qui semble régner au sein de cette opposition oblige aussi le gouvernement à l’écouter. Les partis politiques d’opposition ont également attiré l’attention du chef de l’Etat sur d’autres question importantes notamment l’éducation, la santé, contenu dans le mémorandum ci-dessous.

Ouagadougou, le 14 novembre 2013

MEMORANDUM DE L’OPPOSITION POLITIQUE

ADRESSE AU PRESIDENT DU FASO

 

Monsieur le Président du Faso,

L’Opposition politique a inscrit résolument son action dans une démarche républicaine basée sur le respect des lois et règlements en vigueur dans notre pays. Elle est fortement attachée à la cohésion nationale et à la paix sociale, dont elle mesure l’importance pour le  progrès de notre pays.

L’’Opposition politique est  d’avis  que, pour que cette paix et cette cohésion se renforcent  au bénéfice de tous, il est important que  les préoccupations légitimes des burkinabè   reçoivent,  de la part du Gouvernement,   une  meilleure  considération.

C’est pour cela qu’elle saisit l’occasion de l’audience que vous  lui accordez ce jour 14 Novembre 2013, pour attirer à nouveau votre très haute attention, sur un certain nombre de questions d’intérêt national, dont l’Opposition politique ne cesse de dire l’urgence, et  au sujet desquelles elle a déjà donné son sentiment,  notamment à travers la lettre ouverte qu’elle vous a adressée le 29 Juin 2013, restée sans suite.

Malgré certains progrès enregistrés par notre pays, de nombreux problèmes continuent d’assaillir les burkinabè, parmi lesquels on  peut citer :

1)      La Pauvreté des ménages

 

La pauvreté s’aggrave pour la majorité des burkinabè. Elle se traduit au quotidien  par l’incapacité des ménages à faire face à l’augmentation constante des prix des produits de première nécessité, aux charges incompressibles de logement, de transport, d’éducation, de santé, etc… Cette pauvreté s’illustre par l’aggravation de l’insécurité alimentaire dans notre pays. Les mesures sociales prises récemment par votre Gouvernement ne suffisent pas à juguler le phénomène.

 

 

 

 

 

2)      L’avenir de notre jeunesse

 

La détérioration du système éducatif compromet gravement l’avenir de la jeunesse burkinabè. Cette détérioration  se traduit par l’inadéquation entre les enseignements, la formation et l’emploi, l’insuffisance des infrastructures, le manque d’enseignants, des crises récurrentes dans nos écoles et universités…

Le chômage de très longue durée est devenu le  premier emploi des jeunes, du fait du manque d’opportunités d’emplois  dans les secteurs publics et privés, de l’inorganisation et de l’absence d’accompagnement du secteur informel et du monde rural.

La  jeunesse burkinabè manque cruellement de repères à tous les niveaux et bien que  constituant la majorité de la population, elle est exclue du processus de développement économique et social du pays.

 

3)      La situation des femmes

 

La participation des femmes aux processus de développement et de prise de décision dans notre pays est marginale. L’absence structurelle de cadres appropriés et de mesures d’accompagnement en termes d’accès aux crédits, au droit à la terre, et à la formation entraîne  un manque à gagner pour l’économie nationale et constitue une entrave à l’épanouissement de l’autre moitié du Burkina.

 

4)      La Santé des populations

 

L’Opposition politique est largement préoccupée par la détérioration continue du système de santé dans notre pays. Cette situation se caractérise, entre autres, par des équipements obsolètes  et insuffisants, des infrastructures également insuffisantes, le coût très élevé des médicaments entraînant des soins de santé de moindre qualité.

 

5)      La gouvernance nationale

 

L’Opposition politique relève la persistance de la mauvaise gouvernance prédominée par la corruption qui se généralise, encouragée par une inertie du Gouvernement. Cette situation est source d’impunité, de révoltes et d’incivisme avec une tendance de plus en plus marquée des populations à se rendre justice elles mêmes. L’absence de l’Etat dans ce domaine constitue un risque majeur de remise en cause de son autorité et une menace inacceptable pour le citoyen.

 

Les défaillances de cette gouvernance se font sentir cruellement dans la gestion de notre économie, qui est devenue la propriété d’un clan organisé, et qui est gérée sans transparence comme on le voit avec les marchés publics et les mines, au profit des puissants opérateurs économiques et au détriment des plus faibles notamment les petits commerçants.

 

 

 

6)      L’insécurité

 

L’insécurité en ville et dans les campagnes demeure une préoccupation majeure des populations. Cette insécurité est aggravée par la  situation sous régionale caractérisée par une montée de l’extrémisme, toute chose qui,  compte tenu de la position du Burkina, met notre pays en situation de vulnérabilité.

 

7)      Le projet de mise en place du Sénat

 

L’Opposition politique juge que dans le contexte actuel de notre pays, un Sénat est inopportun, en plus d’être inutilement budgétivore. C’est aussi un puissant facteur de division de la nation comme l’attestent les mécontentements et les frustrations qui se sont exprimés récemment. Les modifications qui viennent d’être introduites dans la Constitution ne répondent pas à la demande de l’Opposition et des burkinabè, qui attendent une suppression pure et simple de toute référence au Sénat dans notre Constitution.

 

8)      La question du respect de la limitation du mandat présidentiel

 

L’Opposition politique a toujours affirmé son attachement au principe républicain de la limitation du nombre de mandats présidentiels telle qu’inscrite dans notre Constitution. Comme elle, les burkinabè sont inquiets d’entendre des responsables éminents de votre parti appeler à une modification de l’article 37 de notre Constitution consacrant cette limitation.

 

9)      Le Vote des burkinabè de l’étranger

 

La loi a consacré le droit des burkinabè de l’étranger à prendre part à certaines consultations électorales se déroulant sur le territoire national. Après s’être  longtemps abstenu de rendre ce droit effectif, le Gouvernement, depuis quelques temps, développe des initiatives qui, en plus d’être  unilatérales, n’augurent  rien de bon pour ce qui est de la tenue d’un scrutin transparent et crédible.

 

La délivrance des  cartes consulaires dans des pays comme la Côte d’Ivoire pose de sérieux problèmes dont deux nous paraissent devoir être évoqués :

–          Le prix de la carte consulaire, fixé à 7000 Francs, est de notre avis, trop élevé. Rien ne peut expliquer un tel niveau de prix lorsqu’on connait les coûts de fabrication de ce genre de documents à travers le monde ;

–          L’opérateur retenu, ne parait pas offrir toutes les garanties de compétence, de neutralité  et de probité pour qu’on mette ainsi à sa disposition l’important fichier des burkinabè de Côte d’Ivoire. Le Gouvernement doit fournir des explications sur le processus ayant abouti à ce choix.

 

 

 

 

10)   Le dialogue républicain entre le pouvoir et l’Opposition

 

Les dispositions légales notamment l’article 10 de la Loi 009-2009/AN/B/PRES portant statut de l’Opposition dispose : « le Président du Faso et le Chef du Gouvernement peuvent consulter l’Opposition sur des questions d’intérêt national ou de politique étrangère ».  En dépit de ces dispositions, l’Opposition observe que ces concertations n’ont jamais eu lieu quand la situation nationale l’exigeait.

Pire, le Gouvernement a décidé de modifier la loi  portant statut de l’Opposition, sans même prendre la peine d’informer celle-ci.

 

Monsieur le Président du Faso,

C’est dans le souci de contribuer  à l’édification paisible de notre pays, que nous avons jugé utile de vous rappeler ces graves préoccupations de nos compatriotes.

L’Opposition politique continuera de jouer le rôle qui est le sien dans l’organisation démocratique de notre pays, et n’hésitera pas à appuyer toute initiative de votre part qui va dans le sens des intérêts de notre peuple.

 

Veuillez recevoir, Excellence Monsieur le Président du Faso, l’expression de notre très haute considération.

Pour l’Opposition politique,

                                                                      le Chef de File de l’Opposition Politique

 

                                                                                                               Zéphirin DIABRE      

                                                                                                               Président de l’UPC                                          

 

Orpaillage traditionnel au Burkina :Un secteur porteur mais dangereux

Le secteur minier est en plein essor au Burkina Faso. Depuis 2009, le métal jaune est devenu le premier produit d’exportation du Pays des hommes intègres. L’exploitation traditionnelle, source de nombreux inconvénients, occupe une place de choix dans cette croissance.

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photo zoodomail.com L’orpaillage traditionnel se fait souvent dans des conditions précaires

L’orpaillage traditionnel occupe une place importante dans l’économie du Burkina Faso. Il permet ainsi de lutter contre le chômage des jeunes, surtout des ruraux,  en les employant  sans tenir compte de leur niveau d’instruction. Le pays a connu une croissance importante de cette exploitation minière ces dernières années avec « l’apparition » du métal jaune un peu partout sur l’étendue de territoire national. C’est une activité qui est menée sur plus de 200 sites et qui nourrit plus de 200 000 personnes, vivant principalement en milieu rural. Ces chiffres sont de 2006, ce qui nous laisse supposer, qu’aujourd’hui, les sites d’exploitation traditionnelle dépassent largement ce nombre.

Si cette activité procure de l’argent à beaucoup personnes, il n’en demeure pas moins qu’elle engendre également de nombreux inconvénients aussi bien sur l’homme que sur la nature.

Conséquence de l’orpaillage sur l’homme et son environnement

L’orpaillage traditionnel contribue à la déforestation et à la dégradation du sol. Les hommes ne ménagent aucun effort à la recherche du métal jaune. La coupe du bois aux entours des sites entraine forcement un déboisement, les puits et les produits chimiques causent des dommages importants aux sols et les rendent infertiles. Ainsi, tout le couvert végétal est fortement meurtri sous la pression des orpailleurs. Le site signifiait  http://www.mediaterre.org que : « Les rejets directs de mercure sous forme liquide au cours des opérations d’amalgamation du concentré d’or dans les sols dont le lessivage par les eaux de ruissellement favorise la mobilisation et la dispersion des métaux lourds dans l’environnement, notamment dans les eaux de surface (fleuves, rivières, lacs, barrages et retenues d’eau), et dans les eaux souterraines par infiltration. La méthylation du mercure est favorisée par les conditions physico-chimiques du milieu aqueux, conduisant ainsi à la forme la plus toxique et dangereuse du mercure pour la santé publique ».

Au-delà de l’environnement, l’homme n’échappe pas aux effets que lui-même a produits.  La poussière, l’inhalation des produits toxiques, ou la consommation de produits prohibés pour mieux travailler engendre souvent des maladies. La toux, l’angine, la pneumonie ou même des maladies sexuellement transmissibles sont les risques que courent les orpailleurs traditionnels.  L’argent attire tout le monde. Et les travailleuses du sexe aussi. C’est pourquoi, ces dernières voient aussi leur activité fleurir sur les sites d’orpaillage, là où « l’argent est comme la poussière ». Sur les sites, elles ont aussi leur quartier. Et les tarifs, semble-t-il, n’ont rien à voir avec ceux de la ville. Fermons cette parenthèse, parlons d’une autre couche plus vulnérable : les enfants. Avec ou sans la bénédiction de leurs parents, ils sont nombreux à déserter les écoles pour les sites miniers. C’est le cas d’un élève de la classe de troisième qui, après avoir échoué au BEPC, a fait un saut à la mine pendant les vacances. La prise a été bonne pour lui, puisqu’il a obtenu 12 millions de FCFA. Une raison pour lui d’abandonner totalement les bancs en affirmant que ses professeurs même n’ont jamais eu cette somme. D’autres enfants plus jeunes encore sont sur les sites miniers à la recherche du métal jaune alors que, selon leur âge, ils devraient être encore à l’école. Ils sont ainsi laissés à la proie des accidents de travail et sans aucune protection. L’autre conséquence, c’est le renchérissement de la vie dans les villes ou villages environnants. Les habitants assistent impuissants à la hausse des produits de consommation. « Les poulets que nous achetions  à 1000 F CFA, se vendent maintenant au double. Parce que les vendeurs savent que si nous n’achetons pas à ce prix là, sur le site ils vont avoir plus que cela ». Voilà comment le loyer, prix des œufs, de la boisson, de la viande s’augmente facilement.

Impuissance ou laxisme gouvernementale

Silence, au gouvernement on réfléchit ! A l’Assemblée nationale, une députée a posé une question orale en demandant au ministre des mines comment le gouvernement peut réglementer ce secteur tout en sauvegardant le niveau de vie des populations concernées au regard des avantage qu’il procure ? Le ministre avait répondu que la pratique l’orpaillage dans le respect de la réglementation nationale permet effectivement de procurer des revenus et dans une moindre mesure réduire le chômage des jeunes ruraux. Avant de préciser :   « … au niveau de mon département, nous réfléchissons à un cadre réglementaire amélioré du secteur de l’orpaillage de sorte à prendre en compte les intérêts des orpailleurs, des collectivités qui abritent les sites et de l’Etat ». vivement que ce cadre soit trouvé et appliqué à temps.

Haro sur les réseaux de téléphonies mobiles du Burkina !

dLes consommateurs de téléphonies mobiles du Burkina Faso ne savent pas où mettre la tête. Aucun des trois réseaux ne donne satisfaction ni aux consommateurs ni à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

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Telecel Faso, Airtel Burkina, Telmob, ce sont les trois réseaux qui assurent les télécommunications notamment la téléphonie mobile au Burkina Faso. Des réseaux qui du reste, ne satisfont plus leur clientèle depuis plusieurs années. Durant ces derniers mois, les Burkinabè ont remarqué que les appels étaient devenus difficiles à effectuer. Difficile donc de joindre les personnes à qui vous voulez parler, et si vous arrivez à trouver la personne, la communication est mauvaise. Vous êtes obligés de raccrocher au risque de finir vos unités pour rien. Souvent les appels sont transmis à des personnes autres que celles que vous appelez. La situation est encore pire lorsque vous voulez appeler à l’intérieur du pays. Et cette mauvaise prestation est générale. La mauvaise qualité des services est la chose la mieux partagée par tous les trois réseaux, comme s’ils s’étaient entendus pour offrir un service de qualité médiocre tout en renflouant leurs caisses. Il y a une année, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) avait exprimé son insatisfaction quant aux services rendus par les trois réseaux de téléphonies mobiles. Pour cela, elle les leur avait des sanctions pécuniaires, première dans la sous région, à hauteur trois milliards francs CFA. Entre novembre et décembre 2012, l’ARCEP a encore entrepris une campagne de mesures des indicateurs de qualité de service, pour s’assurer que les opérateurs ont remédié aux manquements pour lesquels ils ont été sanctionnés en février 2012. Un autre consultant est entrain de faire un autre audit sur la qualité de service des opérateurs. Tout cela a-t-il produit une amélioration de la qualité du service des opérateurs ?

Ce qui est sûr, jusque là, rien n’a changé pour les consommateurs. Les choses de vont de mal en pis. Dans ces conditions comment peut-on progresser ensemble alors que c’est la croix et la bannière pour un simple coup de fil ? Comment peut-on offrir plus, si on n’est même pas capable d’offrir le service pour lequel vous êtes payés ?

Les consommateurs commencent à s’interroger quant à la volonté réelle de l’ARCEP d’amener ces réseaux de téléphonie mobile à rendre un service de qualité. Mais l’autorité rassure :

« Nous comprenons tout à fait l’impatience de la population et plus particulièrement celle de la presse en ce qui concerne la mauvaise qualité de service des réseaux de téléphoniques. Mais je dois rappeler que nous sommes dans un secteur réglementé par une loi et des textes d’application », a déclaré Maturin Bako, président de l’ARCEP.

Certains consommateurs appellent un quatrième réseau pour renforcer la concurrence afin d’amener ces réseaux à améliorer leurs services. Les Burkinabè doivent prendre leur mal en patience, en attendant que les trois réseaux se décident d’améliorer la qualité de leur service ou que l’ARCEP, se décide de prendre des véritables sanctions pour les contraindre à offrir des meilleurs services.

ZAD: Bienvenus à la Zone d’activités diverses de Ouagadougou !

La Zone d’activités diverses (ZAD) est l’une des nombreuses zones aménagées dans la ville de Ouagadougou. Comme son nom l’indique, les activités menées dans cette zone, sont effectivement diverses au-delà des activités officielles.

 

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Les chaises déposées par l’un des maquis de la ZAD attendent preneurs.

A Ouagadougou, on aime beaucoup les zones. La Zone d’activités administratives et Commerciales (ZACA) d’une superficie de 85 hectares au cœur de Ouagadougou, est toujours en chantier depuis plusieurs années, il ya également Ouaga 2000. Et il y a la Zone d’Activités Diverses (ZAD). C’est cette qui m’intéresse aujourd’hui. Elle est située en bordure du boulevard Tensoba  non loin du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. C’est un espace offert aux hommes d’affaires pour le développement de leurs activités économiques. Pour la petite histoire le gouvernement avait a attribué à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), au Sud de la ville de Ouagadougou, un terrain de 151 hectares dont 29 hectares ont été destinés à l’édification, en 1980, de la gare routière internationale (Ouagarinter). C’est le reste qui est devenu Zone d’activités diverses.

La vérité c’est que les activités sont effectivement diverses. On y retrouve des usines, des magasins, des bâtiments administratifs, des commerces qui sont activités pendant la journée. A la tombée de la nuit d’autres activités prennent le relai. D’abord à partir de 18h si vous passer à la Zad surtout dans sa deuxième partie, ce sont des « sportifs » que vous croisez. L’éclairage des rues, la qualité des routes bitumées à l’intérieur a favorisé la pratique du sport dans la zone. Jeunes, dames et hommes y trouvent un lieu idéal pour faire du footing. On y joue même au football. Chacun y va selon ces capacités physiques. D’autres enfants trouvent occasion, après les cours, de venir faire des courses et acrobaties avec leurs motos mettant leur vie en danger ainsi que celles des usagers de la route. Il s’en suit souvent des échauffourées avec la police pour disperser cette catégorie des usagers de la ZAD. Bon laissons ces enfants souvent appelés à tort ou à raison « fils à papa ».

A côté de l’activité sportive, il y en a qui mènent des activités intellectuelles. Ce sont ces nombreux élèves et étudiants qui viennent profiter aussi de l’éclairage mais aussi du calme relatif des lieux. Assis ou débout, marchants, ils apprennent leurs leçons en toute tranquillité. Ceux-là sortent après 19h.

Et la dernière catégorie d’activités de la ZAD, ce sont les petits maquis qui se situent tout au long de la Zad. Si vous passez pendant la journée, vous ne les apercevrez pas. Leur activité commence aussi à 18h30 ou 19h. Les chaises sont déposées dans les parcelles non encore occupées de la Zad dès que le soleil se couche. Les clients viennent peu après. Si les sportifs, les élèves et étudiants sont attirés par l’éclairage, les clients des maquis eux c’est le manque lumière qui amènent. Ils viennent garer leurs motos ou voitures dans les environs avant de s’installer loin de toute lueur de lumière. Et comme si les vendeurs aussi les attendaient, ils sont servis en peu de temps. La présence des grilleurs de viande fait que la nuit, tombée la Zone d’activités diverses devient une zone de kermesse : le manger et le boire à gogo. Les clients se plaisent dans la pénombre alors que les riverains eux se plaignent de la nuisance sonore. Pour une zone d’activités diverses, la ZAD en est une !